Deux associations mettent en demeure cinq industriels d'arrêter la «shrinkflation»

Les associations Food Watch et Zero Waste France demandent à cinq industriels qui ont réduit la quantité de certains produits de revoir leurs emballages en conséquence.

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Courses au supermarché
Certains enseignes de grandes distribution n'hésitent pas à indiquer les produits concernés à leurs clients.

Côte d’Or, Herta, Carambar, Daco Bello et Giovanni Rana. Cinq agro-industriels ont été mis en demeure fin juin par deux associations, Food Watch et Zero Waste France, de revoir leurs emballages « remplis de vide ».

Leurs avocats, François Lafforgue et Alexandre Faro, rappellent qu’« induire le consommateur en erreur est interdit » et soulignent le danger écologique : « Quand on vend l’emballage plastique, on vend le déchet plastique. » Les produits retenus « contiennent un vide inutile qui pourrait être réduit » sans nuire à la qualité de l’aliment. Le triste record revient aux noisettes décortiquées de Daco Bello, avec 68 % de vide, suivies de près par quatre autres articles, dont les emballages en comportent entre 40 et 60 %.

Contacté par L’Usine Nouvelle, le groupe Mondelez, qui possède Côte d’Or et Herta, estime indiquer clairement la quantité de produit vendue. Carambar rappelle quant à lui son engagement de réduire le plastique de ses emballages de 20 % d’ici à 2025. Sans réaction des marques dans les trente jours suivant la mise en demeure, les associations ont prévenu qu’elles « n’hésiteraient pas à porter l’affaire au tribunal ». Ce type d’emballages est rendu illégal par une directive européenne depuis 1994 et interdit en France par les codes de l’environnement et de la consommation.

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Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3711 - Septembre 2023

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