«85 % de l’azote contenu dans les plantes consommées par les humains se retrouve dans leur urine. Un intérêt majeur pour se passer des engrais minéraux», glisse Michael Roes, le fondateur de Toopi Organics. L’entreprise, fondée en 2019, a lancé sa première usine fin 2024, à Loupiac-de-la-Réole (Gironde).
Elle récupère de l’urine humaine notamment dans les stations-service grâce à des urinoirs spécifiques qui permettent de l’isoler et de la stabiliser afin d’éviter le développement de l’ammoniac. Après une série de filtrations, Toopi récupère des micro-organismes qui prospèrent dans l’urine pour servir d’engrais. «Nous n’utilisons pas directement l’urine comme fertilisant mais les micro-organismes qui s’y développent», résume le président.
Réduire les coûts de transport
La logistique en entrée et sortie d’usine représente l’enjeu principal de l’entreprise : «Je rentre un litre d’urine, composé à 95 % d’eau et je ressors un litre de biofertilisant», illustre Michael Roes. Toopi a donc choisi de développer des modules disséminés dans toute la France et de leur livrer un concentré de micro-organismes fabriqué sur un seul site à partir d’un équipement coûteux.
«Il est plus intéressant de privilégier la transformation locale, avec des unités qui nécessitent peu de capex [dépenses d’investissement, ndlr]. Nous souhaitons avoir un modèle semblable à celui de Coca-Cola où un concentré est envoyé à des embouteilleurs locaux.» D’autant que, selon lui, les coûts de transport iront crescendo. Toopi, qui a inauguré son premier site il y a quelques mois, cherche donc des partenaires en coentreprise pour déployer sa solution sur le territoire.

- 1102.98+6.11
Mars 2026
Huile de palme - Malaisie$ USD/tonne
- 472.5+2.86
Mars 2026
Graines de soja - Etats-Unis$ USD/tonne
- 658.25+5.07
Mars 2026
Phosphate diammonique (DAP)$ USD/tonne

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3740 - Mars 2025



