Des mini-usines locales plutôt que des grandes, l'approche de Toopi Organics pour se passer des engrais minéraux

[Objectif première usine 3/8] Pour les start-up industrielles, fabriquer un produit basé sur une technologie innovante dans une nouvelle usine est un défi colossal. Retour d'expérience de huit entreprises. Toopi Organics, qui récupère l'urine humaine afin de la transformer en biostimulants microbiens pour l’agriculture, cherche des partenaires locaux pour déployer sa solution.

Réservé aux abonnés
Image d'illustration de l'article
Spécialisé dans la transformation de l'urine en engrais, Toopi Organics a inauguré en 2024 son premier site à Loupiac-de-la-Réole (Gironde).

«85 % de l’azote contenu dans les plantes consommées par les humains se retrouve dans leur urine. Un intérêt majeur pour se passer des engrais minéraux», glisse Michael Roes, le fondateur de Toopi Organics. L’entreprise, fondée en 2019, a lancé sa première usine fin 2024, à Loupiac-de-la-Réole (Gironde).

Elle récupère de l’urine humaine notamment dans les stations-service grâce à des urinoirs spécifiques qui permettent de l’isoler et de la stabiliser afin d’éviter le développement de l’ammoniac. Après une série de filtrations, Toopi récupère des micro-organismes qui prospèrent dans l’urine pour servir d’engrais. «Nous n’utilisons pas directement l’urine comme fertilisant mais les micro-organismes qui s’y développent», résume le président. 

Réduire les coûts de transport

La logistique en entrée et sortie d’usine représente l’enjeu principal de l’entreprise : «Je rentre un litre d’urine, composé à 95 % d’eau et je ressors un litre de biofertilisant», illustre Michael Roes. Toopi a donc choisi de développer des modules disséminés dans toute la France et de leur livrer un concentré de micro-organismes fabriqué sur un seul site à partir d’un équipement coûteux.

«Il est plus intéressant de privilégier la transformation locale, avec des unités qui nécessitent peu de capex [dépenses d’investissement, ndlr]. Nous souhaitons avoir un modèle semblable à celui de Coca-Cola où un concentré est envoyé à des embouteilleurs locaux.» D’autant que, selon lui, les coûts de transport iront crescendo. Toopi, qui a inauguré son premier site il y a quelques mois, cherche donc des partenaires en coentreprise pour déployer sa solution sur le territoire.

Vos indices
Indices & cotations
Tous les indices
Couv 3740
Couv 3740 Couv 3740

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3740 - Mars 2025

Lire le sommaire

Newsletter La Quotidienne
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.
Les webinars
Les services L'Usine Nouvelle
Détectez vos opportunités d’affaires
28 - 3F CENTRE VAL DE LOIRE
Date de réponse 11/05/2026
Trouvez des produits et des fournisseurs