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Le procédé de fusion du verre représente 70 à 80 % des émissions de CO2 d’un site.

Engie le promet, aucune option ne sera écartée pour rendre la production de verre neutre en carbone, pas même l’électrification des fours. On en compte 80 en France chez les verriers.

En partenariat avec Verescence et Saverglass, deux producteurs de flacons en verre pour cosmétique et spiritueux, l’ingénieriste Fives, l’Insa de Rouen, l’IMT d’Alès et l’Ademe, l’énergéticien lance un programme R & D de dix-huit mois baptisé Vercane, pour Verre Carboneutre.

Trente personnes vont plancher sur la viabilisation de procédés plus durables. Biogaz, hydrogène, autres combustibles biosourcés, toutes les solutions seront évaluées sous les angles technologique, économique, de cycle de vie produit, mais aussi des compétences et des ressources en énergie disponibles à une maille territoriale. «On sait que le mix énergétique de demain sera plus complexe », explique Ludovic Ferrand, le responsable projets du Crigen, le laboratoire d’Engie.

Le projet inclura la réalisation d’études de cas concrets. L’objectif est d’accoucher, d’ici au début 2022, de démonstrateurs industriels à grande échelle sur les sites de Saverglass et Verescence. La capture de CO2, «qui sera indispensable, mais ne sera à maturité industrielle qu’à partir de 2030», ne sera pas intégrée dans ce projet.

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