Delpharm Biotech s’est équipé d’une nouvelle ligne de production automatisée de tests antigéniques de diagnostic du Covid-19 développés par la société BioSpeedia, mais ne communique pas sur le montant de l’investissement réalisé.
Cette installation flexible a une capacité de 1,5 million de kits par mois, qui pourrait être doublée si besoin dans le courant de l’année, être portée à 3 millions d’unités. Cet investissement permet de sauvegarder les 25 emplois du site de Lyon (Rhône). Jusqu’à 25 autres emplois pourraient être créés si nécessaire.
Collaborations régionales
Cet atelier de production vise à renforcer "l’autonomie sanitaire nationale" pour la production de tests antigéniques, et s’inscrit dans une stratégie de récupération d’une certaine souveraineté industrielle.
Ce test effectué par prélèvement nasopharyngé a été conçu par BioSpeedia, spin off de l’Institut Pasteur, en coopération avec le CHU de Saint-Etienne (Loire), des équipes de recherche de l’université Jean-Monnet et de l’école des Mines de Saint-Etienne. L’équipe de R&D de la biotech est d’ailleurs installée sur le campus stéphanois Santé Innovation à proximité du CHU. Ses tests fiables à plus de 99,5 % selon ses concepteurs sont distribués en pharmacie et auprès de médecins et d’infirmiers libéraux par la société stéphanoise DTF Médical.
Cet investissement est financé dans le cadre du plan France Relance. La filiale lyonnaise de Delpharm spécialisée dans les biotechnologies est l’un des dix-sept sites de production du sous-traitant pharmaceutique dont le chiffre d’affaires s’élève à 800 millions d’euros avec 4 700 personnes.



