Le chimiste de spécialité allemand Evonik vient de s’associer avec VoltH2, une société néerlandaise qui développe et exploite des installations d’hydrogène vert en Europe, en se concentrant exclusivement sur de la production à grande échelle.
Selon l’accord, VoltH2 construira une unité de production d’hydrogène vert – un électrolyseur de 50 MW – qui fournira partiellement l’usine de peroxyde d’hydrogène (H2O2) d’Evonik, au sein du parc chimique de Delfzijl, aux Pays-Bas, d’ici à 2027. Il s’agira de la première installation de ce type à l’échelle industrielle dans le nord des Pays-Bas, a assuré Evonik.
Le reste des besoins d’Evonik continuera d’être couvert par sa production personnelle d’hydrogène conventionnel – d’origine fossile, produit par reformage du méthane. Ceci, pour garantir un approvisionnement ininterrompu, mais le chimiste allemand compte bien faire grimper son apport en hydrogène vert, jusqu’à couvrir entièrement ses besoins.
La branche Active Oxygens d’Evonik a déjà mis en œuvre un certain nombre de mesures pour réduire ses émissions. Ainsi, à la fin 2024, 90 % de l’électricité utilisée dans sa production provenaient d’énergies renouvelables. En complément, la construction d’une pompe à chaleur pour la production de vapeur à Delfzijl est actuellement à l’étude. La division examine également la possibilité de produire de l’hydrogène vert sur plusieurs de ses sites.



