Le gazier français Air Liquide et le propriétaire du Terminal méthanier de Dunkerque (Nord), Dunkerque LNG, ont annoncé la décision de la Commission européenne de soutenir le projet D’Artagnan. Cette infrastructure de transport et d’exportation de CO2 s’inscrit dans l’initiative Cap Décarbonation qui vise à réduire de 1,5 million de tonnes par an les émissions de CO2 du bassin industriel de Dunkerque. Le projet bénéficiera d’une subvention de 160 millions d’euros (sur les 400 M€ au total) dans le cadre du programme de financement CEF-E (Connecting Europe Facility for Energy). « Aujourd’hui, c’est la première fois qu’un projet d’infrastructures CO2 en France reçoit le soutien de l’Union européenne. C’est une étape majeure et nous nous en réjouissons avec notre partenaire Dunkerque LNG ! Pour atteindre l’objectif fixé par l’Union européenne de réduire de 55 % les émissions d’ici à 2030, la décarbonation de l’industrie est appelée à jouer un rôle essentiel », a commenté Émilie Mouren-Renouard, directrice du pôle Europe Industries et membre du Comité exécutif d’Air Liquide.
Dans le cadre du projet D’Artagnan, le CO2 sera capté chez Eqiom, au sein de sa cimenterie de Lumbres (Pas-de-Calais) et l’unité de production de chaux de Lhoist à Réty (Pas-de-Calais), grâce à la technologie propriétaire d’Air Liquide, Cryocap. Une fois capté, le CO2 sera transporté par des canalisations, construites et exploitées par Air Liquide, jusqu’au Terminal. Dunkerque LNG se chargera de la liquéfaction du CO2 en vue de son expédition vers des sites de stockage permanent en mer du Nord. À ce titre, le gazier français et des actionnaires de Dunkerque LNG ont formé une coentreprise qui bénéficiera de l’expertise d’Air Liquide en gestion et liquéfaction du CO2, combinée à l’expertise de Dunkerque LNG en matière d’exploitation de terminaux. À terme, ce terminal pourrait recevoir jusqu’à 4 millions de tonnes de CO2 annuelles.



