Vingt ans après ses premières formulations dans un garage et dix ans après sa première boutique à Digne (Alpes-de-Haute-Provence), Nicolosi Créations, fondé par Philip Nicolosi et dirigé aujourd’hui par sa fille Célia, a inauguré le 14 juin une usine de conception, production et conditionnement de parfums d’ambiance et cosmétiques dans le Technoparc des Grandes Terres à Manosque (Alpes-de-Haute-Provence).
Le site abrite également les installations du Laboratoire Astélia, cofondé en 2019 et codirigé par Célia Nicolosi et Stéphanie Venier Dargent (avec trois autres actionnaires), pour élaborer et commercialiser un anti-moustiques sous la marque Body Guard.
L’outil d’une superficie de 1000 m² sur 2800 m² de terrain représente un investissement de 2 millions d’euros, ce petit groupe familial artisanal étant appuyé par Bpifrance et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur dans ses innovations et développements.
«Malgré une extension de 200 m² à Manosque, notre laboratoire d’Aiglun (Alpes-de-Haute-Provence), créé en 2008 sur 500 m², ne suffisait plus pour absorber nos perspectives d’expansion dans les différentes activités. Ce nouveau lieu nous permet de réinternaliser des fonctions logistiques et d’être énergétiquement et écologiquement exemplaire. L’équipement photovoltaïque de la toiture nous permettra de produire trois fois plus que ce que nous consommons, puisque notre procédé n’implique pas de chauffage. Nous avons également intégré des cuves de récupération d’eau de pluie pour alimenter les sanitaires et arroser les espaces verts et nous veillons à limiter le nombre d’emballages.»
Multiplier par 6 la capacité de production
L’entreprise qui exporte dans 12 pays, principalement en Europe et en Afrique, s’est déployée récemment sur le marché américain. Avec Body Guard, qui présente la particularité de combiner protection et divers parfums et diffusé dans plus de 3000 pharmacies dans huit pays, elle a remporté un marché pour fournir l’armée française. D’ici à la fin de 2024, de nouvelles machines rejoindront l’atelier de production pour augmenter l’automatisation du traitement des matières premières (macération, brassage, filtration…). «Ces équipements ont été conçus pour nos propres besoins. A minima, nous allons accroître la capacité de production par 6, l’objectif est d’aller vers 10» précise Stéphanie Venier Dargent.
En 2023, 400 000 litres de produits made in France sont sortis des installations. En conditionnement, les opérations se réalisent sur une ligne automatisée et une autre manuelle. «Nous avons prévu aussi la place pour augmenter la capacité» ajoute-t-elle. Avec cet outil, Nicolosi Créations et Astélia tablent de doubler le chiffre d’affaires de 3 millions d’euros à 6 millions d’euros dès 2025 pour un effectif actuel de 15 salariés qui devrait s’étoffer encore de quatre à cinq personnes d’ici fin 2025.



