L’agglomération roannaise devrait bientôt accueillir un centre de tri industriel multi-filières d’ordures ménagères résiduelles, d’encombrants et de bois non traité. Un peu plus de dix ans après l’ouverture d’Altriom en 2014 à Polignac en Haute-Loire, et cinq ans après la mise en service d’un centre de tri à Sainte-Suzanne, à La Réunion, la société 3wayste s’apprête à implanter une troisième unité à Mably (Loire).
Un coût supporté par le délégataire
Dénommée Seedranova, en référence au Syndicat d’études et d’élimination des déchets du Roannais (Seedr), maître d’ouvrage du projet, cette usine va être dimensionnée pour gérer les déchets de quelque 150000 habitants de 104 communes en réduisant de 70% l’enfouissement des ordures ménagères résiduelles et des encombrants. En 2024, les élus locaux ont choisi l’offre basée sur la technologie 3Wayste, filiale du groupe Vacher. Un contrat de délégation de service public (DSP) a été paraphé pour une durée d’exploitation de quinze ans qui entrera en vigueur après trois années de conception.
Spécialisée dans le tri industriel automatisé, la société altiligérienne lauréate s’est engagée à assumer la construction et la gestion de ce futur équipement dont le coût d’investissement est évalué à 30 millions d’euros. À l’issue de la DSP, le centre de tri deviendra propriété du Seedr.
Une capacité totale de 50000 tonnes par an
Cette unité de 10000m² devrait être construite sur un terrain de 3,5 hectares dans la ZAC de Bonvert, à Mably. Les travaux doivent débuter en 2026. Le centre réunira deux ensembles : un principal pour le tri et les locaux administratifs et un secondaire pour le stockage et le conditionnement des matières valorisées. Environ 50000 tonnes de déchets y seront traitées, chaque année, à partir de 2027. Grâce à la technologie 3Wayste conçue par Fabien Charreyre, un des trois dirigeants du groupe Vacher (tri optique, bras robotisés, lasers et intelligence artificielle), Seedranova pourra trier 26500 tonnes d’ordures ménagères et assimilés, 6500 tonnes d’encombrants (tout-venant des déchetteries) et 3900 tonnes de bois non dangereux (également des déchetteries) par an.
Une enquête publique en cours
Le site ambitionne également de produire 15000 tonnes de combustibles solides de récupération (CSR), destinés à alimenter une unité de production de chaleur, près de Mulhouse. Le taux d’enfouissement devrait ainsi chuter à 28% contre plus de 70% actuellement (28000 tonnes en 2024). À terme, la zone de collecte pourrait s’étendre au Rhône, à l’Allier, à la Haute-Loire ou encore au Puy-de-Dôme. Cette future usine créera 14 emplois.
Une enquête publique sur ce projet est en cours jusqu’au 4 juillet avec une réunion de clôture programmée le 23 juin.



