Reden a inauguré, jeudi 28 novembre, sa nouvelle ligne de production de modules photovoltaïques à Roquefort, près d’Agen (Lot-et-Garonne). Le producteur indépendant d’énergie et de modules photovoltaïques remplace ainsi l’ancienne unité, qui datait de 2009, et affiche désormais une capacité annuelle de 200 MW, quatre fois plus que la précédente, soit 300000 panneaux. De quoi approvisionner l’équivalent de 120000 personnes.
«Au-delà de la cette capacité accrue, la ligne permet aussi de concevoir des panneaux plus grands et technologiquement plus aboutis», explique Frank Demaille, PDG de Reden. «Nous répondons ainsi à notre marché, désireux d’avoir des équipements made in France, de qualité, avec un acteur capable de proposer des petites séries et d’assurer le service après-vente», détaille Tony Proutier, directeur des opérations du groupe.
L’agrivoltaïsme en développement
Reden a investi un peu plus de 4 millions d'euros. L’Ademe et la Région Nouvelle-Aquitaine en ont financé 20%. L’essentiel de la production est destiné aux installations de Reden, qui intervient sur toute la chaîne du solaire, de la conception à la construction, l’exploitation, la maintenance, en passant donc par la production de modules photovoltaïques et le stockage d’énergie. Elle installe, notamment, des centrales solaires classiques, en particulier sur des terrains abandonnés ou d’anciens sites industriels, mais se tourne aussi, depuis quelques années, vers l’agrivoltaïsme, avec plus de 1000 serres déployées, soit les deux tiers du marché français.
L’entreprise, historiquement basée dans le Lot-et-Garonne, possède 1 GW de capacité installée sur 800 sites en exploitation et emploie plus de 250 personnes, dont la moitié sur le site de Roquefort. Une douzaine d’entre elles œuvre directement sur la ligne nouvellement créée, mais elles pourraient être 36, à terme, si la production atteint son maximum de 200 MW.
Reden ne communique pas sur son chiffre d’affaires, «en hausse de 20% par an», selon Frank Demaille, mais compte sur cette nouvelle ligne pour conserver à minima cette croissance.



