Léa Nature met le paquet sur les conserves. Le groupe vient d’inaugurer la nouvelle ligne de production de son usine Biovivier de Damazan (Lot-et-Garonne).
Ouverte en 1969 et acquise en 2000 par la marque spécialiste des produits biologiques, la conserverie se voit dotée de nouvelles infrastructures d’une surface totale de 3000 m², pour un investissement de 10 millions d’euros soutenu à hauteur de 1,9 million par des subventions publiques.
De quoi augmenter sa capacité de production, qui passe ainsi de 12 à 20 millions de bocaux annuels. «Cette ligne va permettre une plus grande continuité, une linéarité dans la production», précise Nicolas Le Foll, directeur des usines de Damazan et de Bazens (Lot-et-Garonne), distantes d’une quinzaine de kilomètres. La nouvelle ligne sera dédiée à la fois à la fabrication des conserves et à leur conditionnement.
Cinq à dix emplois d'ici trois ans
«Nous passons d’un processus de stérilisation à la pasteurisation [permettant d'éviter une cuisson des aliments au-dessus de 100°C, ndlr], assure Nicolas le Foll, qui a pris ses fonctions il y a quelques semaines. Cela va nous amener à améliorer le caractère organoleptique de nos produits, les ingrédients étant ainsi moins contraints. Le goût, la fermeté vont s’en trouver renforcés.»
Pour augmenter sa production de conserves à base d’aubergines et de courgettes en particulier, le groupe a renforcé ses partenariats avec des agriculteurs bios locaux. D'ici à trois ans, cinq à dix emplois devraient venir renforcer l'équipe actuelle composée 62 salariés à Damazan et de Bazens, qui produisent plus de 270 références. Basé à Périgny-La Rochelle (Charente-Maritime), Léa Nature emploie 2000 salariés sur 22 sites de production en France et son chiffre d’affaires s’est élevé à 488 millions d’euros en 2023.



