Filiale du groupe allemand Aunde, sous-traitant de l’industrie automobile, Aunde France, implantée à Saint-Quentin dans l'Aisne, s’apprête à intégrer, d’ici quelques mois, une usine flambant neuve de plus de 10 000 m², dont les travaux ont commencé mi-2023. Le groupe a investi 15 millions d’euros pour la construction du bâtiment et la mise en œuvre du nouveau process de production. Le site picard fabrique des textiles techniques destinés au marché automobile et ferroviaire (SNCF et équipementiers), principalement pour les sièges de voitures, mais aussi de cars ou de bateaux.
«Nous sommes dans une niche de marché. Notre métier est le tricot, la fabrication de la maille avec près d’un million de mètres linéaires de fil employés chaque année. C’est le constructeur automobile qui choisit le textile et impose son choix au fabricant que nous sommes. Notre bureau de style à Paris travaille en symbiose avec les designers automobiles. Et nous nous occupons de tout le reste, nous créons et développons le textile pour de nombreuses marques, comme celles du groupe Stellantis, Toyota ou AstonMartin pour ne citer que ces exemples», explique Pierre-Alexandre Lambert, responsable des opérations industrielles Aunde France depuis 2022.
Préserver un savoir-faire français dans le textile
Aunde France a réussi à maintenir un chiffre d’affaires autour des 10 millions d’euros. Elle emploie 60 personnes quand le groupe compte 25 000 salariés sur 118 sites de production dans 28 pays. Afin de poursuivre sa croissance dans le textile technique, la nouvelle usine sera implantée sur une parcelle de huit hectares, achetée spécialement pour ce déménagement, et située sur le parc d'activités des autoroutes, au nord-ouest de Saint-Quentin.
«Nous étions jusqu’à aujourd’hui dans des locaux anciens difficiles à entretenir et à chauffer, en ville et entourés d’un quartier d’habitation. L’industrie textile est, en effet, présente dans la ville et sur ce site depuis 1894, notamment avec la société Delcar que le groupe Aunde a racheté en 2007. Nous avions besoin d’un outil de production moderne. Le fait d’être sur une grande parcelle fait partie de la vision allemande du groupe. On achète un grand terrain en prévision des opportunités futures», souligne Pierre-Alexandre Lambert qui prévoit avec cette nouvelle usine, l’embauche d’une dizaine de personnes supplémentaires.
De quoi accélérer et diversifier sa production et devenir plus compétitive sur un marché mondial très concurrentiel. «La modernisation des matériels de production, n’enlève pas notre priorité qui est de préserver et développer notre savoir-faire dans les textiles techniques en renforçant notre présence et en accompagnant le changement au travers de la formation de nos salariés et apprentis sur ces métiers bien spécifiques», ajoute le responsable.



