Créanciers, Kretinsky, nouveau DG... Atos appelle à l'aide face aux dossiers qui s'accumulent

Le président d’Atos Jean-Pierre Mustier préparerait un recours auprès du Tribunal de commerce de Nanterre pour demander une aide pour négocier avec ses créanciers, selon Le Figaro. Endetté à hauteur de 5 milliards d'euros, le groupe discute la cession de sa branche infogérance Tech Foundations avec le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky l’opération serait «sérieusement compromise», selon les Echos.

Endetté à hauteur de 5 milliards d’euros, Atos a besoin d’assistance. Et plus particulièrement de celle de l’administratrice judiciaire réputée Hélène Bourbouloux, qui a géré entre autres les dossiers Orpea et Casino. D’après les informations du Figaro, Jean-Pierre Mustier, le président d’Atos, préparerait un recours auprès du Tribunal de commerce de Nanterre pour demander à Hélène Bourbouloux de l’aider à négocier avec ses 22 banques créancières. «Il y a urgence, car certaines lignes de financement doivent être renégociées avant le 24 janvier», indique le quotidien qui précise que 2,25 milliards d’euros arrivent à échéance en 2025.

Alors que depuis plusieurs mois Atos négocie avec le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky la cession de sa branche infogérance Tech Foundations, l’opération serait «sérieusement compromise» selon les Echos. Une réunion «de la dernière chance» entre les deux parties est prévue dans quelques jours mais la probabilité de parvenir à un accord est jugé très faible, expliquait le journal le 12 janvier.

Phase de «due diligence» avec Airbus pour le rachat de la branche Big data & security

Confronté à d'importantes difficultés financières, Atos a décidé de scinder ses activités historiques de conseil en informatique et celles dans la cybersécurité. Tech Foundations, qui regroupe les activités de conseil en informatique, doit être cédée au groupe EPEI de Daniel Kretinsky, tandis qu'Atos prévoit de conserver les activités dans la cybersécurité, qui regroupent la branche BDS (Big data & security), dans une nouvelle entitée baptisée Eviden.

Atos a cependant indiqué au début du mois qu'il avait lancé une phase de «due diligence» avec Airbus pour le rachat de BDS pour laquelle l'avionneur européen propose une valeur d'entreprise entre 1,5 milliard et 1,8 milliard d'euros. Quant à Tech Foundations, l'ex-directeur financier d'Atos devenu directeur général lundi 15 janvier, Paul Saleh, a reconnu le 3 janvier que les négociations exclusives avec EPEI étaient «en train de prendre un peu plus de temps que prévu».

Avec Reuters (Rédigé par Claude Chendjou)

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