Depuis le 18 mars et jusqu’au lundi 23 mars, Safran suspend ses activités de production dans les pays les plus touchés par la pandémie du Covid-19 afin de renforcer les mesures d'hygiène et de nettoyage.
A l’issue d’un CSE exceptionnel qui s’est tenu le 19 mars, les représentants des salariés ont été informés des mesures prises et de la reprise prévue lundi. "Aucun salarié ne sera forcé d’aller travailler. La direction montre une certaine souplesse et ceux qui se sentent fragiles pourront refuser", explique Daniel Barberot, coordinateur syndical Force Ouvrière pour l’ensemble des sites Safran. 20 à 30 % des 40 000 salariés du groupe devraient prendre le chemin des ateliers après le weekend alors qu’au Creusot (Saône-et-Loire) notamment, l’intersyndicale FO, CFDT, CGT de l’établissement Safran Aircraft Engines avait fait valoir son droit de retrait depuis le 17 mars.
Salarié de cette infrastructure bourguignonne, le syndicaliste comprend les risques portant sur la sécurité financière du groupe et des salaires pour l’avenir mais ne peut ignorer la santé de ses collègues face au Covid-19. "On comprend l’enjeu financier quand Safran a perdu les deux tiers de sa valeur en bourse et son besoin en liquidité mais certaines activités, moins stratégiques comme les moteurs pour l’aviation civile, ne devraient pas être maintenues. L’aspect financier ne doit pas primer sur la santé des salariés." Daniel Barberot préconise pour sa part la fermeture des 80 sites français et préférerait alors que les stocks éventuels de masques prévus pour les salariés puissent être adressés au personnel de santé.
De son côté, le groupe Safran informe sur son site internet de l'éventuelle diminution ou suspension des activités dans ses établissements.



