Lehning convertit une ligne de médicaments homéopathiques pour produire des solutions hydroalcooliques
Laboratoires Lehning, spécialiste en homéopathie et phytothérapie, a entièrement dédié une ligne industrielle à la fabrication de solution hydroalcoolique.
A Sainte-Barbe (Moselle), siège de l’entreprise, les quatre à cinq salariés mobilisés quotidiennement ont déjà produit plus de 6 000 litres d’antiseptique conditionné dans des flaconnages en verre de 125 millilitres. Ils travaillent sur une ligne habituellement dédiée à la fabrication de médicaments homéopathiques en solution comme l’antigrippal L52. L’entreprise de 320 salariés (55 millions d’euros de chiffre d’affaires) a pu s’appuyer au démarrage sur ses stocks d’éthanol industriel qu’elle emploie pour la conservation des plantes. Les flacons sont destinés à l’Etablissement français du sang, ainsi qu’à des hôpitaux de Metz et Nancy.
Laboratoires Lehning © Laboratoires Lehning
Dupuy fournit du gel hydroalcoolique aux établissements de santé du Grand Est
Basée à Quatre-Champs dans les Ardennes, la SAS Dupuy (40 salariés, 12,5 millions d’euros de chiffre d’affaires) produit temporairement et jusqu’à épuisement de la matière première plusieurs milliers de litres de solutions hydroalcooliques pour les hôpitaux et Ehpad du Grand-Est. "On ne veut pas en faire notre métier ni notre activité, nous remplissons simplement notre devoir citoyen" , précise le directeur, José Clabaux. Dotée d’une autorisation douanière pour l’utilisation de l’alcool, la filiale du groupe John Cockerill est une figure de référence dans le traitement de l’eau industrielle et tertiaire et l’hygiène (savons, détergents et produits d’entretien).
Garnier-Thiebaut remplace la confection de linge de maison par celle de masques anti-projections.
Garnier-Thiebaut a remplacé, depuis le 20 mars, sa fabrication de linge de maison par celle de masques anti-projections. Une douzaine de couturières confectionnent à Gérardmer (Vosges), siège de l’entreprise, entre 2 000 et 3 000 exemplaires par jour. La manufacture de 220 salariés (36 millions d’euros de chiffre d’affaires) indique concentrer ses moyens sur cette typologie de masques de première protection, lavables et repassables, car ils représentent l’essentiel des besoins en volume. La préfecture des Vosges rassemble les masques produits afin de les distribuer aux différentes filières selon un mode opératoire défini avec la filière textile vosgienne.
Garnier Thiebaut © Garnier-Thiebaut
La Sopaic Repro passe de l'imprimerie aux hygiaphones
L’imprimerie Sopaic Repro (17 salariés, 2,2 millions d’euros de chiffre d’affaires) à Charleville-Mézières (Ardennes) conçoit des hygiaphones en plexiglass qui protègent clients comme salariés en faisant barrière aux postillons. "Nous avons commencé par fournir beaucoup de boulangeries avant de fournir pharmacies, cabinets de médecine, laboratoires et la polyclinique. Cette nouvelle activité mobilise deux salariés à temps complet. En une semaine, nous aurons écoulé 200 hygiaphones", explique Stéphane Dupuis, le dirigeant de l’entreprise.
Le Drap Français engage la fabrication de 14 000 masques en mobilisant des couturières bénévoles
A La Bresse (Vosges), Le Drap Français, fabricant de draps de lit haut-de-gamme, a innové pour substituer à sa confection de textile de literie, celle de masques. Cette société du groupe familial Incopar (280 personnes, 80 millions d’euros de chiffre d’affaires) a sollicité le 20 mars les couturières du territoire afin qu’elles confectionnent à leur domicile 14 000 masques. Le Drap Français a fait don de 2 000 mètres de tissu découpé par la société Berjac (19 personnes, 2,5 millions de chiffres d’affaires). Les rectangles ont été distribués avec leurs élastiques sous forme de kits à plus de 200 bénévoles par la municipalité de La Bresse. Berjac a déployé le même modèle sur son secteur de Dogneville (Vosges).
Le Drap Français © Le Drap Français
Par Philippe Bohlinger et Pascal Remy



