[Covid-19] La Maison Piganiol troque ses parapluies contre des blouses médicales

Pour participer à la lutte contre le coronavirus, la Maison Piganiol spécialisée dans la production de parapluies à Aurillac (Cantal) transforme ses ateliers pour produire des blouses pour le personnel médical.

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La Maison Piganiol troque ses parapluies contre des blouses médicales
La Maison Piganiol produit 90 blouses par jour à Aurillac (Cantal) à destination du personnel médical.

Fini les parapluies, place aux blouses médicales pour le personnel hospitalier. Après avoir fermé quelques jours à l’annonce du confinement, l’entreprise familiale Piganiol, qui fabrique des parapluies depuis 1884 à Aurillac (Cantal), s’est lancée dans la fabrication de blouses lavables pour le personnel médical.

Un prototype a été élaboré en collaboration avec l’hôpital d’Aurillac qui a validé le modèle parti depuis en production.

"Pour la première fois dans la très longue histoire de Piganiol, l’usine a dû fermer. Même pendant les deux guerres mondiales nous avions maintenu l’activité. Pour moi, c’était impossible de rester à la maison et de ne pas être utile au pays en cette période de crise", confie Matthieu Piganiol, le PDG de l'entreprise.

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La Maison Piganiol troque ses parapluies contre des blouses médicales La Maison Piganiol troque ses parapluies contre des blouses médicales

Dix salariés volontaires produisent quelque 90 blouses par jour. © Maison Piganiol 

Les ateliers ont donc été reconfigurés et la production repensée. Depuis quelques jours, dix des 20 salariés ont été rappelés sur la base du volontariat pour produire quelque 90 blouses par jour. "Pour l’instant nous ne pouvons en fabriquer que 15 par heure, car c’est compliqué, il faut répondre à des critères médicaux précis imposés par les hôpitaux, mais on va monter en puissance. Nous croulons sous la demande", décrit Matthieu Piganiol.

Pour l’heure, seule une équipe du matin travaille de 7 heures à 13 heures, car l’entreprise familiale manque de bras et d’espace pour répondre aux exigences sanitaires. Matthieu Piganiol lance donc un appel aux volontaires: "Tous ceux qui savent piquer à la machine sont les bienvenus pour monter une deuxième équipe l’après-midi." Les ateliers pourraient aussi se mettre à produire des masques prochainement.

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