De 40 000 flacons de 100 millilitres par an, l’entreprise Cellande de Saint-Vincent-en-Bresse (Saône-et-Loire) a augmenté sa production de gel hydroalcoolique pour la passer à 15 000 à 20 000 flacons par semaine. Pour faire face à cette croissance de l’activité, elle a fait appel à trois emplois en intérim et ainsi renforcer son effectif de 20 salariés. "Nous avons aussi accéléré un investissement initialement prévu plus tard dans l’année puisqu’une machine doseuse nous est livrée en ce début du mois de mars", précise Julie Ducret, responsable marketing.
Avec ce nouvel équipement l’usine va accroître l’automatisation de sa production de gel hydroalcoolique en flacon de 100 millilitres avec une meilleure précision des quantités et un cadencement plus soutenu. "Nous allons également sous-traiter par l’intermédiaire d’établissements et services d'aide par le travail, ESAT, pour le flaconnage et l’étiquetage. On a beaucoup de prospection en ce moment mais nous sommes déjà saturés par les commandes de nos clients."
Garantir la qualité et les prix
Malgré la demande des grossistes revendeurs et distributeurs, clients de l’entreprise, la responsable marketing émet des réserves devant cet afflux de commandes depuis février. "Il nous faut environ quatre semaines de délais pour y répondre et on ne veut pas s’engager auprès de nouveaux clients sans pouvoir garantir nos capacités de production."
Parallèlement, Julie Ducret précise que l’entreprise attend la confirmation que son gel hydroalcoolique s’avère pertinent contre le Covid 19. Si le produit a montré son efficacité contre de nombreux autres virus, grippe H1N1 ou rotavirus notamment, les résultats des tests sur le coronavirus Covid-19 sont en cours. "L’alcool est dosé à un pourcentage garantissant l’efficacité de nos gels mais nous en aurons la confirmation début avril." Malgré une demande accrue, l’entreprise bourguignonne au chiffre d’affaire de deux millions d’euros continue à maintenir ses prix de ventes par rapport à 2019.



