Antésite se convertit au gel hydroalcoolique
Le fabricant de boissons aromatisées Antésite (6,2 millions d’euros de chiffre d’affaires - 27 salariés) a fait évoluer son outil de production à Voiron (Isère) pour produire du gel hydroalcoolique. Avant de se lancer, il s’est assuré d’un approvisionnement en alcool suffisant :
70 000 litres ont été sécurisés dont 150 en provenance des caves de la Chartreuse, à quelques kilomètres. La production issue de ce don sera offerte à l’hôpital de Voiron et aux Petits frères des pauvres. La plus grande partie du gel produit est destinée aux collectivités, administrations et entreprises du pays voironnais en activité.
Antésite © Antésite
Sigvaris tricote des masques avec des filtres jetables avec l’aide de deux autres entreprises régionales
Le fabricant de bas de contention Sigvaris (110 millions d’euros de chiffre d’affaires, 750 salariés) a adapté certaines lignes de production de son usine de Saint-Just-Saint-Rambert (Loire) pour fabriquer à partir d’un seul prototype des masques de protection non sanitaires conformes aux normes Afnor.
Le groupe ligérien s’est rapproché de deux entreprises régionales. Melc à Villefranche-sur-Saône (Rhône) a fourni les filtres textiles jetables glissés dans la poche de ces masques tricotés, lavables, Texti Sonics à Saint-Etienne (Loire) le matériel de soudage par ultrasons de ces masques qui sont vendus par kit de quatre avec 60 filtres pour équiper une personne pendant un mois.
Sigvaris © Sigvaris
Thuasne mobilise des lignes de tissage pour fabriquer des masques à Saint-Etienne
Leader européen dans les dispositifs médicaux en orthopédie, dans la compression médicale, pour le maintien à domicile, Thuasne (233 millions d’euros de chiffre d’affaires, 2 200 salariés) a lancé le 26 mars la fabrication de masques barrières sur plusieurs de ses lignes de tissage à Saint-Etienne (Loire). Ils ont été conçus et testés par le service R&D de Thuasne. Leur production est totalement intégrée : du fil dans son unité d’Heyrieux (Isère) au tissage à Saint-Etienne. Des dizaines de milliers seront produits par semaine. "On a équipé tous nos collaborateurs, même à l’international", précise Elizabeth Ducottet, PDG du groupe stéphanois.
Ces masques filtrants et respirants qui peuvent être lavés cinquante fois à 60° répondent aux normes Afnor. Ils sont destinés aux pharmaciens, aux collectivités et aux entreprises, à des personnes saines.
Thuasne © Thuasne
Chamatex veut fabriquer 100 000 masques par semaine dans ses usines en Ardèche et dans le Rhône
Spécialisé dans la fabrication de textiles techniques pour l’ameublement, la défense, le médical, le sport, Chamatex (25 millions d’euros de chiffre d’affaires, 120 salariés) a enclenché la production de masques de protection trois couches dans ses usines d’Ardoix (Ardèche) et de sa filiale Pierre Rocle à Tarare (Rhône). Ces masques lavables sont destinés à des personnes non dépistées, à des administrations et à des industriels. L’objectif de l’entreprise est d’en fabriquer près de 100 000 par semaine d’ici à un mois.
Netri fabrique des masques par imprimante 3D
La start-up Netri, basée à Lyon (Rhône), qui fabrique des dispositifs médicaux reproduisant des circuits neuronaux pour des patients atteints de troubles neurologiques utilise une imprimante 3D pour fabriquer des masques en PLA (acide polylactique) dans lequel est insérée une membrane en polycarbonate. Ces masques sont moulés au visage de chaque utilisateur. La société lyonnaise (200 000 euros de chiffre d’affaires, 12 salariés) a répondu à l’appel du pôle de compétitivité LyonBiopôle pour équiper les entreprises à proximité de ses locaux et ses salariés. Sa production pourrait monter à une trentaine de masques par semaine.
Cosmétosource passe de la cosmétique aux solutions hydroalcooliques
L'usine Cosmétosource (610 000 euros de chiffre d’affaires), basée à Fontannes (Haute-Loire), a transformé son activité cosmétique pour de la production de gel et solution hydroalcoolique. Spécialisée dans la création de cosmétiques bios principalement, l’usine qui compte une dizaine de salariés a transformé sa production pour produire 3 000 litres de gel par jour et 10 000 flacons quotidiens, réservés aux personnels de santé et aux entreprises.
Vincent Charbonnier avec Geneviève Colonna d’Istria



