Le Syndicat mixte départemental de l’eau et de l’assainissement de l’Ariège (SMDEA 09) et le Syndicat mixte de l’eau et de l’assainissement de Haute-Garonne (Reseau 31) viennent de poser symboliquement et ensemble le 24 mars, la première pierre d'une nouvelle usine de production d'eau potable à Carbonne (Haute-Garonne).
Le chantier, évalué à 14,3 millions d'euros, s'inscrit en première phase d'un programme mutualisé de 22,63 millions d'euros destiné à renforcer les dispositifs d'alimentation en eau potable du secteur Garonne-Salat-Arize, un territoire à cheval sur les deux départements de l’Ariège et de la Haute-Garonne. Ce projet mutualisé entre les deux syndicats départementaux bénéficie d'une aide de 17 millions d'euros de l'Agence de l'eau Adour-Garonne, dont 7 millions d'euros au titre du plan France relance.
Un chantier confié à Sogea Sud-Ouest Hydraulique
Le projet va permettre de renouveler des installations vétustes, de sécuriser la production d'eau potable en s'éloignant des zones inondables sur lesquelles est implantée l'usine de production actuelle et de renforcer les capacités de production. La nouvelle usine aura une capacité de production de 770 m3/h, contre 300 m3/h pour l'installation existante. Les travaux de construction ont été attribués à un groupement d'entreprises conduit par Sogea Sud-Ouest Hydraulique (groupe Vinci).
Un adducteur de 11,8 km et un réservoir
En parallèle, deux autres chantiers seront engagés, pour un budget de 8,32 millions d'euros : l’implantation d’un adducteur sur un tracé de 11,8 kilomètres entre les communes de Carbonne et de Gensac-sur-Garonne (Haute-Garonne), où est prévue la construction d’un nouveau réservoir de 2 000 m3. L'attribution des travaux de ce deuxième volet du projet, qui fait l'objet d'une consultation d'entreprises distincte, devrait être connue avant la fin de l'été 2021. La mise en service de l'ensemble du dispositif est prévue pour la fin de l'année 2023. Il appartiendra ensuite aux deux syndicats départementaux, à partir de cette nouvelle infrastructure de production et d’adduction, d’améliorer leurs propres réseaux de distribution. A terme, d’ici quelques années, le coût global du projet devrait ainsi avoisiner les 45 millions d’euros.



