En 2018, Arkema avait approché voire dépassé ses objectifs environnementaux fixés en 2025 par rapport à 2012. Pour mieux s’aligner avec les accords de Paris, le chimiste tricolore a dévoilé le 25 février de nouvelles cibles à l’horizon 2030. En premier lieu avec un objectif d’une diminution de 38% de ses émissions absolues de gaz à effet de serre par rapport à 2015.
Arkema avait atteint des émissions de 4,72 millions de tonnes équivalent CO2 en 2015 et souhaite désormais les limiter à 2,95 millions de tonnes en 2030. Soit une diminution de plus de 1,7 million de tonnes en quinze ans. Le nouvel objectif permettrait au groupe d’atteindre une réduction de plus de 50 % par rapport à 2012, quand les émissions atteignaient 6,5 millions de tonnes. En 2019, le seuil était de 4,09 millions.
Amélioration des procédés et sources bas carbone
Pour ce faire, le chimiste français se concentre sur les scope 1 et 2, soit les émissions directes via ses productions et les émissions indirectes via ses achats d’énergie. Pour le scope 1, les efforts porteront sur l’amélioration des procédés industriels et la diminution des besoins énergétiques. Ces dernières années, Arkema a notamment remplacé sur ses différents sites dans le monde ses chaudières au fioul par des chaudières à gaz pour ses besoins en vapeur. Pour le scope 2, le groupe veut réduire de 20% ses achats nets d’énergie d’ici à 2030, sachant que la réduction atteignait 9% en 2019. Pour ses besoins en électricité, Arkema vise en particulier des achats provenant de sources plus bas carbone.

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Février 2026
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Tous les sites et activités du groupe dans le monde seront engagés pour contribuer à ces nouveaux objectifs climat. Aucune cible n’est pour l’heure fixée pour les émissions de scope 3, soit les autres émissions indirectes, comme les achats de matières premières ou le transport amont et aval pour les productions. Selon un porte-parole, la détermination d’objectifs est toutefois à l’étude sur ce scope 3.
Réduction des émissions de COV
Enfin, Arkema a renforcé deux autres objectifs environnementaux. Le premier porte sur ses émissions de composés organiques volatils (COV), avec une nouvelle cible de -65 % d’ici à 2030, sachant que la réduction atteignait 40 % en 2019. Le second objectif concerne les émissions de demande chimique en oxygène (DCO), c’est-à-dire les besoins en oxygène pour dégrader les matières organiques contenues dans les eaux de rejet. En clair, Arkema souhaite améliorer la qualité de ses rejets aqueux, via une meilleure valorisation de coproduits ou de meilleurs traitements des eaux de rejets par exemple. En 2019, le groupe avait atteint une réduction de 50 % et vise désormais 60 % pour 2030.



