Responsable d'environ 3% des émissions de gaz à effet de serre de la planète, le transport maritime se voit dans l'obligation d'effectuer au plus vite sa transition écologique. Pour l'aider à devenir plus vert, le géant de l'énergie Engie et l'armateur CMA CGM, l'un des champions du secteur, travailleront désormais main dans la main. Dans un communiqué commun publié mardi 9 novembre, ils indiquent vouloir « assurer le développement d’une filière de production et de distribution de carburants décarbonés pour le transport maritime ».
Concrètement, cette « coopération stratégique et industrielle de long terme » se concentrera en priorité sur le biométhane liquéfié (BioGNL) et sur les méthanes de synthèse. Les deux groupes français prévoient aussi de mettre en commun leurs connaissances et leurs travaux de recherche et développement, « notamment sur des technologies clé, comme la capture du carbone et la production d’hydrogène vert » et d'étudier ensemble les réglementations en vigueur.
20 porte-conteneurs dual-fuel
CMA CGM et Engie rappellent par ailleurs qu'ils travaillent déjà sur un projet de production de biométhane liquéfié dédié au transport maritime au sein du port maritime de Marseille (Bouches-du-Rhône), en partenariat avec la métropole Aix-Marseille-Provence et TotalEnergies. Les trois groupes sont également membres de la Coalition pour l'énergie de demain, lancée fin 2019 avec l'ambition de réduire l'impact climatique du secteur.
L'armateur ajoute dans le communiqué qu'il pourrait investir dans d'autres projets similaires portés par Engie, notamment sous la forme d’engagements d’achat pluriannuels. « Le gaz naturel liquéfié (GNL) permet aujourd’hui d’abaisser de 99 % les émissions d’oxyde de soufre, de 91% les émissions de particules fines et de 92% les émissions d’oxyde d’azote », expliquent les deux groupes. CMA CGM possède pour l'instant 20 porte-conteneurs équipés de moteur dual-fuel (c'est-à-dire capables de fonctionner au fioul comme au GNL) et veut en compter 44 d'ici à fin 2024.



