Clarins envisage un investissement de 100 millions d’euros pour construire une usine dans les Hauts-de-France

Le groupe français de cosmétiques est en phase d’acquisition d’un terrain à Saint-Quentin, dans l'Aisne, avec l’objectif d’y édifier une usine de production à l'horizon 2024. Clarins investirait 100 millions d’euros dans ce projet qui lui offrirait ainsi une seconde usine.

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En 2019, Clarins avait cédé ses marques Azzaro et Mugler à L'Oréal, réduisant à un seul site de production son implantation industrielle en France.

L’investissement envisagé atteint les 100 millions d’euros. C’est la somme que pourrait engager Clarins pour se doter d’une nouvelle usine en France. Le groupe tricolore de cosmétiques a entamé un processus d’acquisition pour un terrain de 10 hectares sur le Parc des Autoroutes à Saint-Quentin, dans l'Aisne. Un site qui aurait été choisi parmi 123 implantations possibles étudiées en France, selon le Conseil régional des Hauts-de-France. Le projet, qui demandera à être confirmé, table sur une pose de la première pierre d’une usine d’un potentiel de 40 000 m2 à l’automne 2022 et d’une mise en service entre la fin 2023 et le début de l’année 2024.

Clarins promet, dans un communiqué, un projet de haute qualité environnementale qui devrait "tendre au maximum vers la neutralité carbone", sans plus de précision. Le groupe ne s’est pas prononcé sur les créations d’emploi envisagées.

Seconde usine en France

Cette usine serait la deuxième du groupe, qui ne détient à ce jour que son usine de Pontoise (Val d-Oise), laquelle produit aujourd’hui la totalité des gammes Clarins. Les productions envisagées dans cette seconde usine seraient les mêmes que dans l'usine francilienne, donc intégrant l'intégralité des gammes, selon un porte-parole. L’attrait de Saint-Quentin réside dans la proximité avec le site logistique de Clarins à Glisy, près d’Amiens (Somme), l’implantation locale de sous-traitants cosmétiques, de centres de formation spécialisés en cosmétiques, et de l’existence d’un bassin d’emploi local, affirme le groupe.

Cette seconde usine permettrait de sécuriser davantage les productions de Clarins et de le doter de capacités additionnelles pour sa croissance. Dans un communiqué, Jonathan Zrihen, président et PDG de Clarins ajoute que le choix de cette seconde implantation répond à un «choix de privilégier le made in France et les circuits courts». D'après un porte-parole, le projet bénéficie aussi de «subventions et d'aides à la formation de la région».

Usine strasbourgeoise cédée

Clarins disposait il n’y a encore pas si longtemps d’une deuxième usine en France, celle de Cosmeurop implantée à Strasbourg (Bas-Rhin), pour la production des parfums Thierry Mugler et Azzaro. Cette division, et donc l’usine qui comptait à l’époque 170 salariés, avait toutefois été vendue en 2019 au géant L’Oréal. Lequel a cédé l’usine strasbourgeoise au 1er avril 2021 à Superga, groupe français de luxe, de mode et de cosmétiques.

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