Citeo progresse vers son objectif de recycler 70 000 tonnes par an de résines plastiques, des composants jusqu’à présent pas ou peu recyclés. L’éco-organisme en charge de la filière des emballages ménagers inaugure ce 21 juin à Epinal (Vosges), aux côtés de son partenaire Suez, son deuxième centre de sur-tri dans l’Hexagone. Le projet a mobilisé 19 millions d’euros d’investissement en vue de valoriser 25 000 tonnes par an d’un nouveau standard, le flux "développement". Les produits recyclés comprendront notamment des bouteilles de lait opaque blanc en PET (polyéthylène téréphtalate), des emballages en polystyrène (pots de yaourt), des barquettes en PET (viennoiseries, charcuterie, fruits et légumes) et des bouteilles en PET coloré d’eau gazeuse.
Il s’agit du deuxième centre de sur-tri construit en France dans le cadre d’un appel à manifestation d’intérêt lancé en 2021 par l’éco-organisme. Le premier, opéré par Bourgogne Recyclage, a été inauguré à Ruffey-lès-Beaune (Côte-d'Or) le 19 janvier 2024 (30 000 tonnes par an). Le troisième, confié à Environnement Massif Central (15 000 tonnes par an), est en cours de construction à Mende (Lozère). Un appel d’offres pourrait être lancé cette année en vue de la construction d’un quatrième centre de sur-tri, ce qui porterait les capacités à 100 000 tonnes par an.
Recyclage d’anciennes infrastructures
Epinal accueillera les flux développement en provenance des centres de tri du Grand-Est. Afin de séparer les différentes résines, Citeo a injecté 15 millions d’euros dans les procédés de traitement. Ceux-ci affichent un débit de production de 7,5 tonnes par heure grâce à dix machines de tri optique capables de trier sept catégories de plastiques différentes. Ces équipements, complétés par un robot et un trommel (tambour rotatif), assureront les différentes phases de séparation, avec une ultime étape réalisée par des agents de tri en cabine. Le groupe Suez a pour sa part mobilisé 4 millions d’euros pour transformer les infrastructures existantes. Celles-ci comprenaient un centre de tri des déchets ménagers construit en 2014 sur le site d’un ancien centre d’enfouissement, dont l’activité restait fluctuante en raison de la perte d’un important marché. Sa reconversion en centre de sur-tri va permettre de maintenir 40 emplois localement.



