GlaxoSmithKline (GSK) table sur une nouvelle salve d’investissements en France. Après 190 millions investis sur le territoire depuis 2022, en particulier pour ses productions de vaccins, le laboratoire pharmaceutique britannique voit double et engage une nouvelle enveloppe de 390 millions d’euros supplémentaires, prévue sur la période 2023-2025.
L’objectif est «renforcer la compétitivité et la résilience de GSK en France», indique le groupe dans un communiqué. Cette enveloppe s’articule en deux volets, dont le plus grand, de 240 millions d’euros, porte sur l’outil industriel du groupe dans l’Hexagone, complété par des investissements de R&D envisagés à hauteur de plus de 150 millions.
240 millions d'euros pour améliorer les procédés et augmenter les capacités de ses trois usines
Le volet industriel sera déployé sur les trois sites de GSK implantés en France. Le groupe ne détaille pas les montants par usine, lesquels se déclineront à travers des mesures pour la modernisation, précise un porte-parole, la digitalisation et la décarbonation. Tous les projets doivent permettre «d’améliorer les procédés et d’augmenter les capacités», précise un porte-parole du groupe. A Evreux, dans l’Eure, où 1000 collaborateurs produisent des médicaments inhalés contre l’asthme et la bronco-pneumopathie obstructive, un nouveau système de traitement des eaux usées sera construit pour réduire l’impact sur l’environnement.
Dans l’usine GSK de Mayenne (Mayenne, 370 salariés), spécialisée dans les antibiotiques, l’objectif est de moderniser les lignes de production et de les rendre plus flexibles. Cette usine est d’autant plus stratégique actuellement qu’elle produit de l’amoxicilline, antibiotique encore sous tension d'approvisionnement en France. Enfin, sur son site de Saint-Amand-Les-Eaux Nord (plus de 1000 salariés), spécialisé dans les vaccins, GSK prévoit de créer un centre de formation pour les besoins en recrutements et compétences. Sur ce complexe nordique, où les capacités continuent de se renforcer, le laboratoire vient récemment de lancer une campagne de recrutements, avec l’objectif de retenir 100 nouveaux collaborateurs en 100 jours.
Plus de 150 millions d'euros pour les essais cliniques
Le second volet d’investissements, qui pourrait atteindre 150 millions d’euros jusqu’en 2025, concerne les efforts de recherche et développement. L’objectif est d’assurer «la continuité des essais cliniques en cours et la mise en place de nouveaux essais», décrit une porte-parole, soulignant que la France se pose comme un «pays prioritaire pour GSK» dans ce domaine. Actuellement, le laboratoire mène des essais cliniques sur le territoire dans une quinzaine d’indications thérapeutiques. Les investissements concernent aussi les dépenses pour le suivi des traitements dans la vie réelle, comme la pharmaco-épidémiologie.



