En dix ans, Chiesi a investi plus de 100 millions d’euros dans son usine à Chaussée Saint-Victor, commune limitrophe de Blois (Loir-et-Cher). Dans le cadre de Choose France 2023, le laboratoire pharmaceutique italien annonce le 15 mai 2023 un nouvel engagement de 60 millions d’euros sur ce site décrit comme le centre d’excellence du groupe dans le domaine des médicaments respiratoires.
Les médicaments du groupe (qui a généré en 2022 un chiffre d’affaires de 175 millions d’euros en France pour 460 salariés), ciblent en particulier des pathologies comme l’asthme et la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). Cet investissement, prévu sur la période 2023-2026 devrait permettre la création de 40 nouveaux postes sur ce site qui compte environ 180 collaborateurs.
Des aérosols-doseurs à l'empreinte carbone réduite de 90%
Le projet porte plus précisément sur l’extension de l’usine. De nouvelles lignes de production seront créées pour fabriquer la nouvelle génération de dispositifs inhalés, en l’occurrence des aérosols-doseurs, du laboratoire. Selon un porte-parole de l'entreprise, cette nouvelle génération «permettra de réduire l’empreinte carbone de chaque dispositif inhalé de 90%». Dans un communiqué, Chiesi indique avoir investi, depuis 2019, «plus de 400 millions d’euros dans la recherche et le développement de gaz alternatifs pour ses aérosols-doseurs à moindre impact carbone», et assure être «le premier» à avoir fait ce choix.
D’autres acteurs pharmaceutiques producteurs de dispositifs inhalés travaillent également à développer des produits plus verts, à l’image du groupe britannique GSK qui développe justement son médicament Ventoline avec un procédé plus respectueux de l’environnement à Evreux (Eure).
Un nouveau bâtiment en construction depuis 2019 sur le site de Chiesi
Cette nouvelle annonce vient aussi confirmer le repositionnement de l'usine française de Chiesi. Depuis 2017, le laboratoire italien a procédé à plusieurs vagues d'investissements pour diversifier son site hexagonal vers les sprays et pas seulement le conditionnement de gélules, de comprimés et de poudres. En 2019, un nouveau bâtiment avait été annoncé pour doubler la production de sprays inhalateurs dans l'usine. Un investissement de 50 millions d'euros qui devrait être concrétisé en 2024 avec la mise en service des nouvelles capacités.



