Deux ans après le démarrage de son complexe de polyamide 11 à Singapour, Arkema renforce déjà les capacités. Le chimiste tricolore entend y investir 20 millions de dollars (17 millions d’euros) supplémentaires, dans le but d’ajouter une unité de polyamide transparent. Le groupe précise que le projet lui permettra d’une part de tripler sa capacité mondiale pour ce type de produit, d’autre part de mieux répondre à la demande pour ce matériau en électronique, dans les dispositifs médicaux, dans l’électroménager ou encore dans la lunetterie. Arkema vise une mise en service de la future unité dès le premier trimestre 2026.
Singapour, un vaste complexe entièrement intégré
Cet investissement renforcera davantage la position de numéro un mondial du chimiste français sur le segment du polyamide 11 biosourcé, dérivé d’huile de ricin, et recyclable. Un matériau de performance dont les principales applications se concentrent dans l’automobile, le textile, le transport du pétrole et du gaz, les câbles, et l’électronique.
Arkema dispose d’une empreinte industrielle sur les trois continents où il évolue (Europe, Amérique du Nord et Asie). Singapour se pose même comme un cas phare. D’abord car il s’agit du plus grand investissement industriel du groupe, de l’ordre de 400 millions d’euros, pour un complexe «qui s’étend sur 12 hectares et qui recense 250 employés», précise un porte-parole.
Il s’agit aussi de son site le plus intégré au monde pour son polyamide 11. A Singapour, sur le même site, Arkema dispose d’une unité pour la production du monomère (amino 11) et d’une seconde pour la fabrication du polymère. Ailleurs, il n’y a qu’en France que le chimiste dispose d’une telle intégration, mais répartie sur deux sites : Marseille Saint-Menet dans les Bouches-du-Rhône pour le monomère et Serquigny dans l’Eure pour le polyamide 11. Son usine américaine de Birdsboro (Pennsylvanie) ainsi que celle de Zhangjiagang en Chine ne produisent pas, elles, le monomère.



