Sur son site de Beaucouzé, près d’Angers (Maine-et-Loire), Ceva Santé Animale va investir 4 millions d’euros dans un laboratoire «à vocation mondiale» destiné à mener «un suivi précis des virus qui circulent et de leur évolution», résume Marc Prikazsky, président de ce groupe bordelais.
Cette plateforme, qui sera opérationnelle dans un an, mettra en œuvre des technologies informatiques, bio-informatiques et de séquençage profond sur des virus ayant été préalablement caractérisés. «Il s’agira d’analyser les virus, de les comprendre afin de déterminer quelle sera la protéine d’intérêt et la meilleure séquence ADN ou ARN pour produire un vaccin par la suite, poursuit Marc Prikazsky. Nous avons déjà des équipes qui travaillent sur le sujet en Europe et aux Etats-Unis mais il y a besoin de densifier les compétences.» 20 salariés venant du groupe et recrutés à l’extérieur rejoindront le pôle de Beaucouzé. Ils travailleront en lien avec le réseau mondial de laboratoires dont dispose le groupe. Le nouveau laboratoire travaillera naturellement sur le sujet majeur qu’est l’influenza aviaire.
Production d’autovaccins
A noter que l’activité de ce laboratoire développera une activité distincte de celle de l’usine de Beaucouzé, agrandie en 2020. Forte de 100 salariés, cette dernière est spécialisée dans la production d’autovaccins bactériens pour les élevages de porcs et de volailles, permettant de produire des réponses vaccinales adaptées à des cas particuliers notamment contre des bactéries spécifiques ou pour des espèces dites mineures de types canard ou dindes.
Ceva Santé Animale emploie 6 300 salariés, dont 1 800 en France, pour un chiffre d’affaires de 1,5 milliard d’euros dont 10% sont réalisés en France. Cinquième vétérinaire mondial et premier français, le groupe compte 47 filiales dans le monde.



