Bonne nouvelle pour la foodtech Ynsect. Quelques mois après avoir annoncé une première levée de fond de 125 millions d'euros, l'entreprise spécialiste de la protéine d'insecte pour l'alimentation animale annonce une extension de son tour de table de plus de 190 millions d'euros pour atteindre plus de 315 millions d'euros.
"Avec cette extension, nous avons désormais plus de financement que l'ensemble des autres start-up du secteur des insectes dans le monde", s'est félicité Antoine Hubert, co-fondateur et PDG de Ynsect.
De nouveaux actionnaires américains

- 1102.98+6.11
Mars 2026
Huile de palme - Malaisie$ USD/tonne
- 472.5+2.86
Mars 2026
Graines de soja - Etats-Unis$ USD/tonne
- 658.25+5.07
Mars 2026
Phosphate diammonique (DAP)$ USD/tonne
La pépite française a notamment réussi à convaincre certains actionnaires comme Astanor Ventures d'augmenter leur participation.
Mais Ynsect est également parvenue à séduire de nouveaux investisseurs comme Upfront Venture, le plus gros fond de Los Angeles ou l'acteur Robert Downey Jr. Ils "nous permettent d'étendre notre implantation aux Etats-Unis et en Asie, qui sont des marchés où nous souhaitons nous développer", précise Antoine Hubert.
Business Plan entièrement financé
Avec ces 190 millions d'euros supplémentaires, l'entreprise garantit son autonomie. "Notre business plan est désormais entièrement financé", a rappelé le co-fondateur. Ces fonds doivent désormais lui permettre de financer la construction et la mise en production de la plus grande ferme d'insectes du monde à Poulainville, près d'Amiens (Somme). "Il s'agira d'une ferme de 40 mètres de haut quand les plus grandes structures ne font actuellement que 10 ou 20 mètres", détaille Antoine Hubert.
Le site de Poulainville doit être inauguré fin 2021 pour produire jusque 200 000 tonnes d'ingrédients dès 2023. "Cette production est répartie entre un tiers pour l'alimentation animale et deux tiers pour les engrais", explique le dirigeant.
L'entreprise a d'ailleurs signé près de 100 millions d'euros de contrats fermes notamment avec l'industriel norvégien Sketting, spécialiste de l'alimentation pour les saumons. Du côté des engrais, Ynsect travaille déjà avec Angibaud et le vignoble espagnol Torres. "D'ici à la mise en service de l'usine en 2021, nous espérons avoir finalisé d'autres contrats", ajoute Antoine Hubert.
Implantation aux Etats Unis et en Asie
Forte de l'arrivée de nouveaux investisseurs étrangers, l'entreprise qui possède 30 brevets, soit un tiers des brevets actuellement déposés dans la production d'insectes, envisage déjà d'autres implantations, notamment en Amérique du Nord. "Nous sommes à la recherche de partenariats locaux qui pourront accompagner notre croissance et nous aider à accélérer", avance le PDG qui précise que Ynsect pourrait, dès l'an prochain, annoncer la location de sa deuxième ferme d'insectes.



