Le chimiste japonais Tosoh Corporation vient de démarrer l’exploitation d’une unité de captage et de valorisation du CO2 (CCU) au sein de son complexe de Nanyo, à Shunan, dans la préfecture de Yamaguchi, au Japon.
L’activité historique de ce site consiste à produire du monoxyde de carbone (CO) à partir de naphta d’origine fossile, puis à l’utiliser pour fabriquer des isocyanates. Aussi, l’unité de CCU récupérera le CO2 des gaz de combustion émis lors de la production du CO.
Le CO2 capté servira à fabriquer du CO bas-carbone, qui sera utilisé pour produire des isocyanates à empreinte carbone réduite, tels que le MDI (diisocyanate de méthylène diphényle), un intermédiaire chimique clé dans la fabrication de polyuréthanes.
Capable de capter 40 000 tonnes de CO2 par an, l’unité utilise un procédé exclusif intégrant un absorbant d’amine CO2 développé en interne. Elle devrait permettre au Japonais de tester sa technologie pour en améliorer les performances, en vue d’une éventuelle commercialisation.
Ainsi, Tosoh réduit la dépendance au naphta de son site de Nanyo, qui produit environ 400 00 t/an de MDI et 43 000 t/an de HDI (diisocyanate d'hexaméthylène). Une mesure nécessaire, alors qu’il s’est fixé comme objectif de réduire de 30 % ses émissions de GES d’ici à 2030, par rapport à 2018. La contribution du CCU devrait être de 3 %.



