Carriquiry, c’est une histoire de famille : détenue jusqu’en 2020 par l’héritier du fondateur, l’entreprise paloise a été reprise par un couple, Virginie et Mickaël Castets. Spécialisé dans le pesage à sa création en 1951, Carriquiry s’est en plus tourné vers la sécurité. Aux ponts-bascules, balances et bornes de pesage se sont ajoutés au fil des années des portes blindées, chambres fortes et coffres-forts.
Depuis quatre ans, les repreneurs s’efforcent de placer l’industrie au cœur de l’activité de l’entreprise. Ils ont rapatrié une grande partie de la production d’Espagne et du Portugal, vers leur usine paloise inaugurée fin 2022. S’étendant sur 3300 m2, elle a nécessité un investissement de 5 millions d’euros, l’équivalent du chiffre d’affaires de 2022, et une nouvelle machine à découpe laser a été achetée pour 1,2 million.
« Redonner à l’industrie ses lettres de noblesse »
De quoi répondre aux demandes croissantes émanant notamment du secteur de la défense. «Nos carnets de commandes sont pleins pour les trois prochaines années», se félicite Virginie Castets, la directrice générale. Pour qui la production est un acte citoyen autant qu’un pragmatisme économique. «Quand on fabrique tout ce qu’on conçoit, qu’on ajoute le fait d’être négociants en coffre-fort et en armoire blindée, le business model est intéressant, car cela permet de dégager de la marge même si les coûts de production à proprement parler sont plus élevés. Et je trouve important de redonner à l’industrie ses lettres de noblesse en France, de ne pas perdre un savoir-faire unique», conclut Virginie Castets.
Carriquiry, qui a financé ses investissements sur fonds propre, envisage désormais d’ouvrir son capital pour soutenir sa croissance, et passer notamment d’une quarantaine à une centaine de salariés d’ici 2028.



