BioInspir récupère et valorise les métaux lourds

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Les filtres absorbants sont des racines et des feuilles de plantes transformées.

Un peu de chimie et beaucoup d'écologie : voilà la recette à la base de BioInspir, fondée en 2020 par Claude Grison, directrice de recherche au CNRS. Cette pépite industrielle, implantée à Montpellier (Hérault), s'appuie sur le pouvoir des plantes pour absorber les métaux lourds des effluents industriels. Objectif : dépolluer les sols et récupérer les métaux absorbés pour les valoriser. Des travaux qui ont valu à sa fondatrice de recevoir, en 2022, le prix de l'inventeur européen, catégorie recherche, décerné par l'Office européen des brevets.

À l’origine, un constat : « les plantes aquatiques exotiques envahissantes ont une extraordinaire capacité à absorber les métaux lourds présents dans les effluents », décrit Claude Grison. Après avoir transformé les racines et feuilles des plantes en poudre, BioInspir met au point des filtres pour capter les métaux polluants. Mais elle ne s'arrête pas là. Pour faire sortir l’innovation du laboratoire, elle valorise les matériaux récupérés en les transformant en éco-catalyseurs pour l'industrie chimique, créant ainsi la première filière du type. Parmi ses clients, des acteurs de la cosmétique, des parfums et de la pharmacie. « Notre solution entre pleinement dans les attentes de naturalité exprimées par ces secteurs », note Claude Grison. La start-up de dix salariés, qui a levé un million d’euros en 2020, propose déjà plus de 60 molécules. D'autres sont en cours d'élaboration. De quoi décupler son impact et lui ouvrir de nouveaux marchés.

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Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle n° 3710 - Septembre 2022

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Les challengers

  • Biomédé Lancé en 2016 par Ludovic Vincent, Biomédé propose de s’appuyer sur les plantes phytoextractrices pour assainir les terres. Ces dernières, semées in situ après une évaluation des parcelles au rayon X, captent les métaux lourds pour les réutiliser. Les clients de Biomédé : les agriculteurs et les particuliers. L’entreprise travaille notamment dans les vignobles.
  • Econick Capter le nickel présent dans les champs grâce à des cendres de biomasse des végétaux hyperaccumulateurs. Tel est l’objectif de la start-up Econick. Fondée à Nancy en 2016, la pépite s’appuie sur une vingtaine de chercheurs et travaille déjà avec plusieurs industriels du verre comme la cristallerie Daum à laquelle elle vend des oxydes de nickel bio pour colorer ses créations.

 

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