Agrochimie : Bayer se prononce sur l’avenir des salariés de Francfort-sur-le-Main

En Allemagne, le géant Bayer donne, en juillet, des précisions sur la restructuration de sa division agrochimie qui cherche toujours à renouer avec la rentabilité. Alors que la décision de fermeture du site de Francfort-sur-le-Main (Allemagne) d’ici à la fin 2028 était connue depuis la mi-mai, l'Allemand précise qu’il est enfin parvenu à des « accords socialement acceptables » avec ses salariés.

Réservé aux abonnés
BAYER, À SUIVRE À LA BOURSE DE FRANCFORT
Alors que la décision de retrait du site de Francfort-sur-le-Main (Allemagne) d’ici à la fin 2028 était connue depuis la mi-mai, l’allemand Bayer précise qu’il est enfin parvenu à des « accords socialement acceptables » avec ses salariés.

Abonner à la contre-performance depuis de longs mois déjà, le géant Bayern cherche à toujours inverser la tendance. En mai, le groupe avait dévoilé les premières mesures concrètes pour sa division agrochimie, avec la fermeture d'ici à 2028 de son usine de Francfort-sur-le-Main et des coupes à venir sur son complexe de Dormagen. Depuis, les salariés, en particulier les 500 personnes employées sur le site de Francfort, attendaient des précisions concernant leurs avenirs. En juillet, la multinationale allemande explique être parvenue à « des accords socialement acceptables pour le retrait du site de Francfort-sur-le-Main et la sécurisation des sites restants de l'entreprise en Allemagne jusqu'en 2030. »

De nombreuses options sur la table pour les salariés

La direction et les représentants des salariés au sein du conseil de surveillance de Bayer se sont donc mis d'accord sur les points clés relatifs à la sécurisation des sites et aux adaptations sociales du personnel en Allemagne, après 2026. En clair : le directoire du groupe garantit la pérennité de tous les sites existants dans le pays jusqu'en 2030, à l'exception du site de Francfort-sur-le-Main, dont les activités seront progressivement cédées ou relocalisées, avec un coup de frein définitif prévu dans quatre ans. Sur ce site, le groupe produit des principes actifs et des formulations d'herbicides et possède aussi des activités de R&D. Protection des conditions de travail actuelles en cas de vente, relocalisation de salariés du site de Francfort vers celui de Monheim, offres de départ attractives ou encore accompagnement dans la recherche d'un nouvel emploi en dehors de Bayer… Le groupe pose de nombreuses options sur la table pour accompagner ses salariés de Francfort-sur-le-Main.

En proie aux surcapacités mondiales sur les produits phytosanitaires, la pression du marché asiatique, les dizaines de milliers de procédures judiciaires liées au rachat de Monsanto et de son glyphosate... Les dirigeants de Bayer se donnent cinq ans pour réussir à restaurer la profitabilité du groupe. Un plan quinquennal, annoncé en mars, vise à dégager plus de 3,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires supplémentaire d’ici à 2029 pour sa branche agrochimie en misant sur « des technologies et produits stratégiques et innovants » tout en s'extrayant peu à peu de la course aux phytosanitaires génériques.

Newsletter La Quotidienne
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.
Les webinars
Les services L'Usine Nouvelle
Détectez vos opportunités d’affaires
28 - 3F CENTRE VAL DE LOIRE
Date de réponse 11/05/2026
Trouvez des produits et des fournisseurs