Le Covid-19 n’arrêtera pas la progression de l’impression numérique dans l’emballage, a fortiori celle de la nanographie et, surtout, ne remettra pas en cause les grands salons professionnels comme la Drupa. Tels étaient les deux messages forts que Benny Landa, fondateur d’Indigo et précurseur de l’impression numérique dans l’emballage a voulu faire passer lors d’une visioconférence en direct d’Israël, où siège Landa Printing Technologies l’entreprise qu’il a fondée il y a maintenant dix ans aux côtés de l'actuel Pdg, Arik Gordon. Si les deux hommes ne nient pas le contrecoup économique provoqué par la crise sanitaire, les ventes de S10P, la presse numérique dédiée au carton plat en grand format, se poursuivent dans le monde entier. Douze machines ont déjà été installées dont une en France chez Groupe Prenant et dix de plus le seront dans les prochains mois.
Raisons logistiques
La dernière presse a pris place il y a tout juste quelques semaines chez le néerlandais Simian, malgré une interruption de quinze jours. « Cela n’a pas été simple pour des raisons logistiques », commente Arik Gordon, qui croit en une amélioration de la situation pour terminer le montage prévu de cinq autres machines d’ici à la fin de l’année.
Prolifique comme à son habitude sur les avantages de la nanographie, le procédé jet d’encre censé « révolutionner » l’impression d’emballages, Benny Landa a souligné le niveau de qualité et la productivité de ses machines, de l’ordre de 6500 feuilles par heure. Il a aussi annoncé le lancement des premiers bêta-tests de la W10, la presse dédiée à l’emballage souple en 2021 et son intention de s’attaquer ensuite à l’ondulé, au textile et au métal.
« Les gens tombent amoureux à la Drupa »
Un peu à contre-courant, celui qui revendique une expérience de 41 ans dans l’impression a aussi pris un malin plaisir à rappeler l’importance des salons professionnels et notamment de la Drupa à laquelle il porte une affection toute particulière : « C’est le meilleur endroit pour éduquer le client, les gens tombent amoureux des machines à la Drupa ». Et de citer le cas d’un prospect qu’il a rencontré trois fois de suite lors de ce salon qui a lieu tous les quatre ans et qui s’est enfin décidé à acheter une machine à la troisième rencontre. Benny Landa a confirmé d’ailleurs sa présence pour cet événement qui après avoir été annulé en 2020 est désormais programmé pour avril 2021 à Düsseldorf (Allemagne). Il évoque les salons virtuels, très à la mode en ce moment : « C’est un concept intéressant, sans doute. Mais la Drupa est trop importante ». Presque un pied de nez à la demi-douzaine de grands constructeurs qui ont annoncé leur forfait à cette manifestation l’année prochaine !



