BASF va supprimer 2600 emplois principalement en Allemagne

BASF a annoncé vendredi 24 février la suppression de 2600 emplois, principalement en Europe, et a prévenu d'un nouveau recul de son bénéfice cette année en raison des coûts élevés en Europe, de la hausse des taux d'intérêt et de l'incertitude créée par la guerre en Ukraine.

Le géant allemand de la chimie BASF ne se remet pas de la crise de l'énergie. Après avoir présenté en octobre dernier des plans de réduction des coûts annuels de 500 millions d'euros en Europe, il a précisé ce 24 février que cela se traduirait par la suppression de quelque 2 600 emplois, dont environ 65% en Allemagne.

L'entreprise s'attend à voir son bénéfice avant intérêts et impôts (Ebit), ajusté des éléments spéciaux, s'élever entre 4,8 milliards d'euros et 5,4 milliards en 2023. L'an dernier, l'Ebit a déjà reculé de 11,5%, à 6,9 milliards.

Le programme de rachat d'actions, avec 3 milliards d'euros prévus au début de l'année dernière, sera arrêté plus tôt que prévu après 1,4 milliard d'euros dépensés sur des actions propres en raison de "changements profonds dans l'économie mondiale", a expliqué BASF. 

Le groupe a annoncé le mois dernier une dépréciation de 7,3 milliards d'euros pour 2022 sur la valeur de son activité énergétique Wintershall Dea, qui se retire de la Russie. Dans le communiqué publié à cette date, BASF avait calculé que cette réduction entraînerait une perte nette annuelle de 1,38 milliard d'euros. Les chiffres publiés vendredi montrent toutefois une perte nette de 627 millions d'euros.

Avec Reuters (Ludwig Burger, rédigé par Rachel More ; version française Dagmarah Mackos, édité par Blandine Hénault)

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