« On vous dit ce que l’on fait. On fait ce l’on dit. Et vous pouvez le contrôler ! » Par cette formule, Vincent Vial, secrétaire général du groupe Barbier, veut montrer que la certification Incorporation MPR du LNE que l’entreprise a obtenue en mars 2022 n’est pas qu’un élément de communication, mais bien une volonté de promouvoir la transparence en matière d’incorporation de recyclé. Aujourd’hui parmi les cinq premières entreprises certifiées, le groupe était de ceux qui ont encouragé IPC et le LNE à mettre en place le référentiel sur lequel se base la certification.
Fondé en 1955 et basé en Haute-Loire, le groupe indépendant s’affiche comme le numéro 1 français (et cinquième en Europe) de la transformation du PE souple avec environ 700 employés, un chiffre d’affaires 2022 de 373 millions d’euros et une part de plus de 35 % à l’export. « Nous transformons, sur plus d’une centaine de lignes d’extrusion réparties entre cinq sites géographiques, 170 000 tonnes de PE par an dont 30 000 dans le cadre de notre activité intégrée de recyclage entièrement dédiée à notre production et 140 000 tonnes qui deviennent des films », détaille Vincent Vial.
Barbier a sollicité et obtenu la certification MPR pour son site de La Guide à Sainte-Sigolène qui accueille son siège social et une unité d’extrusion ainsi que pour celui de Chavanon qui rassemble quatre entités de production sur 25 hectares. « Côté produits, ce sont cinq gammes Recyplast pour lesquelles nous revendiquons des pourcentages d’incorporation minimum différents qui sont concernées : à partir de 15 % pour les films industriels et jusqu’à 80 % pour les films agricoles et la sacherie », précise Patrick Dorcy, responsable Qualité. En moyenne, chaque kilo de produit qui sort des usines du groupe intègre 25 % de MPR. « Il est cependant impossible de vérifier par analyse chimique la quantité de recyclé contenue dans un produit. C’est là que réside la plus-value d’une certification tierce-partie. C’est une démarche volontaire, mais il nous semble préférable d’anticiper ce qui sera peut-être demain une obligation légale », ajoute Patrick Dorcy.
Une démarche volontaire
« Cette certification constitue un élément de distinction et d’image pour le groupe, mais aussi pour l’ensemble de la profession. Nous enjoignons ainsi nos confrères à solliciter la certification. Plus il y aura de plasturgistes certifiés, plus la profession en général en sortira grandie », appuie Vincent Vial qui dépeint un référentiel soigné et pédagogique.
Point d’attention souligné par le secrétaire général du groupe : la maîtrise de la traçabilité. Un objectif facilité pour Barbier qui a la particularité d’être également recycleur. Mais qui peut aussi être atteint en travaillant avec des partenaires de confiance et certifiés EuCertPlast. La timbale est également plus simple à décrocher quand l’entreprise est déjà certifiée ISO 9001 (Qualité) et maîtrise le vocabulaire et la philosophie d’un système de management



