Barbara Pompili reconnaît "un retard" de la France sur la pollution de l'air

A l’occasion de sa conférence de presse de rentrée, la ministre de la Transition écologique et solidaire s’est réjouie de l’élection de Joe Biden pour la lutte contre le réchauffement climatique et a fait le point sur les dossiers chauds de la politique environnementale et énergétique.

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Barbara Pompili
Barbara Pompili confirme que la loi Climat-résilience sera présentée le 10 février prochain au Conseil des ministres.

La ministre de la Transition écologique et solidaire a confirmé, lors de sa conférence de presse de rentrée de Barbara Pompili, ce vendredi 22 janvier 2021 que la loi Climat-résilience - sa nouvelle dénomination - serait bien présentée avec ses 65 articles au Conseil des ministres du 10 février. A ceux qui jugent cette loi trop timorée, elle rétorque qu’"elle fait l’objet d’un compromis et que pour faire baisser les émissions de gaz à effet de serre, on ne peut pas se contenter d’un seul outil."

Elle s’est surtout réjouie de l’élection de Joe Biden à la présidence des Etats-Unis et du retour de ce grand pays dans l’Accord de Paris (COP21), qu’avait quitté son prédécesseur Donald Trump avec pertes et fracas en 2017. "La France a été la gardienne du temple, mais elle ne pourra pas avancer seule, reconnaît la ministre. 2021 signe le retour d’un allié de poids."

"Un gros retard sur la pollution de l’air"

Elle a cité plusieurs réussites de la politique environnementale du gouvernement, comme celui de MaPrimeRénov’. "Le plan de relance a permis de tripler les demandes. Nous avons atteint plus de 190 000 demandes pour un total de 540 millions d’euros, a indiqué Barbara Pompili. Nous visons 400 000 à 500 000 logements par an."

Suite à l’Affaire du siècle, action de quatre ONG contre l’inaction climatique de l’Etat français, la ministre de l’Ecologie a reconnu que "la France a un gros retard sur ses voisins européens sur la question de la pollution de l’air." Elle a indiqué que sept nouvelles zones à faibles émissions (ZFE) allaient être crées prochainement. "On ne va pas faire baisser d’un coup de baguette magique les émissions du jour au lendemain", a-t-elle reconnu.

Barbara Pompili s’est également exprimée sur EDF. Il n’est pas question d’intégrer sa réorganisation dans la loi Climat et résilience, mais elle fera l’objet d’un autre texte.

"Nous avons besoin du nucléaire"

Sur la question du nucléaire, si elle reconnaît des divergences avec le président de la République Emmanuel Macron, elle est d’accord avec lui quand il dit que nous avons besoin de nucléaire. "Nous ne pourrons pas nous en passer du jour au lendemain. Il restera très présent dans notre mix énergétique au moins jusqu’en 2035." On l’a connu plus virulente quand elle affichait ses convictions anti-nucléaires. Pour les fermetures de centrales, rien ne sera décidé avant la fin du mandat présidentiel et il n’y aura pas de fermeture avant 2030, mais elle reconnaît que les sites les plus anciens, qui passent la visite des 40 ans, sont les plus concernés.

Enfin, elle a répondu sur le sujet du barrage de Caussade. "Cette retenue d’eau est illégale. Cette situation dure depuis trop longtemps et ne peut plus durer".

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