Le groupe de chimie fine Axyntis a remporté deux appels à projets du plan de relance, ce qui lui permettra d'investir 8 millions d'euros supplémentaires sur ses cinq sites industriels français, et notamment sur l'usine de Pithiviers (Loiret), en plus des 8 millions d'euros qu'il consacre au renouvellement de ses équipements. "Le soutien de l'Etat accélère des projets que nous avions dans les cartons sur des molécules pour les anticancéreux", dit David Simonnet, président de cette ETI de 450 salariés.
Deux millions d'euros sont investis à Pithiviers, dont 40 % apportés par l'Etat. Il s'agit de lancer la production de molécules dites "high potent", à haut potentiel, dans le traitement des cancers. "Ce sont des molécules toxiques qui nécessitent des aménagements pointus dans la filtration et le traitement de l'air", explique David Simonnet, qui envisage un volume d'affaires de 4 millions d'euros dès 2022.
Retour au niveau d'avant la crise
L'autre appel à projets du plan de relance concerne la relocalisation de principes actifs stratégiques. Ce fournisseur des laboratoires pharmaceutiques a été retenu pour les huit molécules qu'il a proposées, dont l'adrénaline utilisée pour la réanimation. Avec une aide de 60 % de l'Etat, 6 millions d'euros sont investis à Pithiviers et sur le site de Centipharm à Grasse (Alpes-Maritimes) pour développer ces nouveaux produits. Lorsque ces molécules seront lancées, Axyntis compte s'appuyer sur son usine Synthexim de Calais (Pas-de-Calais), actuellement en sous capacité.
Le groupe Axyntis poursuit par ailleurs son plan d'investissement courant. "Le soutien du plan de relance nous pousse à maintenir notre niveau d'investissement habituel malgré le contexte", explique le dirigeant, qui estime que 8 millions d'euros seront investis d'ici 2023. 1 million d'euros est consacré dès 2021 au remplacement de six réacteurs sur les cinq sites industriels du groupe.
Le chiffre d'affaires d'Axyntis a baissé de 10 millions d'euros en 2020, pour s'établir à 80 millions d'euros, baisse essentiellement due aux ingrédients cosmétiques et à l'industrie de la photographie. "Nous avons retrouvé notre niveau d'activité d'avant crise", ajoute David Simonnet, qui prévoit un chiffre d'affaires supérieur à 90 millions d'euros en 2021.



