Fournisseur de catalyseurs et d’adsorbants pour les industries du raffinage, de la pétrochimie, du gaz et des carburants alternatifs, Axens va injecter 8 millions d’euros sur son site industriel de Salindres (Gard), qui compte 420 salariés, afin d’y implanter début 2024 la première unité de production en France d’un acide organique biosourcé.
D’une capacité de production de 1 000 tonnes par an, cet atelier permettra à Axens de s’affranchir de son fournisseur chinois, « dont les prix sont très fluctuants et à la hausse », souligne le directeur de l’usine, Henri Thomas. De quoi justifier l’aide d’environ un million d’euros obtenue le 17 février dans le cadre de l’appel à projets gouvernemental « (Re)localisations dans les secteurs critiques ».
Production de catalyseurs
« Nous finaliserons en 2022 la maîtrise du procédé, car ce n’est pas notre cœur de métier, précise à L’Usine Nouvelle, Henri Thomas. Le nouvel atelier, construit en 2023, créera 4à 5postes. » Axens utilise le produit comme additif pour booster ses catalyseurs, et vendra l’excédent de production à des industriels. « La molécule est très utilisée en cosmétique », assure Henri Thomas.
Autre projet de l’usine de Salindres, dont la production totale s'élève à environ 35 000 tonnes par an : l’atelier de production de catalyseurs Ceven, d’une capacité de 5 000 tonnes par an, sera mis en service à l’été 2022. Lancé avant la crise sanitaire liée au Covid, cet investissement de 28 millions d’euros a obtenu 2,9 millions d’euros de France relance. La création des dix emplois prévus est incertaine : « L’idée est de rajouter du personnel d’exploitation, mais nous attendons de voir comment va se passer la deuxième partie de l’année, note Henri Thomas. Si les pays moteurs pétroliers repartent, l’incertitude liée au Covid reste très forte. » La baisse de la demande du marché pétrolier avait conduit Axens à mettre en place en 2021 un dispositif d’activité partielle longue durée (APLD), prolongé sur 2022.
Filiale d’IFP Énergies Nouvelles (IFPEN), Axens dont le siège est situé à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) a réalisé un chiffre d’affaires de 518 millions d’euros en 2020, en baisse de 18% par rapport à 2019.



