Verra t-on bientôt, sur toutes les volailles achetées en supermarché, un logo indiquant le respect du bien-être animal ? C'est ce que laisse présager l'annonce des enseignes Carrefour et de Super U et du producteur de volaille Galliance de rejoindre l'initiative lancée en 2018 par Casino et trois organisations indépendantes spécialisées sur le sujet – Compassion in World Farming France (CIWF France), La Fondation droit animal, éthique et sciences (LFDA) et l’association Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs (OABA).
Cinq niveaux et un pictogramme
Pour évaluer les produits, les associations ont élaboré un référentiel universel permettant une évaluation et une notation selon cinq niveaux allant de A pour les produits dits "supérieurs" à E respectant le "niveau minimal réglementaire". "Cet étiquetage prévu pour tous les produits, quel que soit leur niveau de gamme, permet de donner une information claire et fiable au consommateur sur le niveau de bien-être animal associé aux produits commercialisés pour leur permettre d’orienter leurs achats", expliquent les associations de protection animale dans un communiqué.
Depuis son lancement, l'étiquette s'est également dotée d'un nouveau pictogramme indiquant le mode d’élevage associé. "Cela permet de répondre à la préoccupation des consommateurs" explique la LFDA

- 1102.98+6.11
Mars 2026
Huile de palme - Malaisie$ USD/tonne
- 472.5+2.86
Mars 2026
Graines de soja - Etats-Unis$ USD/tonne
- 658.25+5.07
Mars 2026
Phosphate diammonique (DAP)$ USD/tonne
230 critères pris en compte
Au total, 230 critères sont pris en compte pour évaluer le bien-être des animaux: "Dix concernent les couvoirs, une cinquantaine sont relatifs à l'élevage, 20 à la collecte et au transport et enfin 150 à l'abattage", précise Mathilde Bibal, responsable de mission RSE chez Casino. Ainsi, la meilleure notation est attribuée aux poulets à la durée de vie minimale de 81 jours, ayant eu accès à l'extérieur et bénéficiant d'un rythme de croissance "lent".
Un temps de transport jusqu'à l'abattoir inférieur à trois heures est également exigé ainsi qu'un étourdissement préalable à la saignée. "La grande force de cette notation est de prendre aussi bien en compte les conditions d'élevage que le transport ou la question de l'abattage", se félicite Jean Pierre Kieffer, président de l'OABA.
80 millions de volailles concernées
L'adhésion de Galliance, le deuxième producteurs de volailles de France, et de deux enseignes de distribution donnent un grand coup d'accélérateur à la démarche. Au total, plus de 80 millions de volailles vendues en France pourraient être commercialisées avec cette étiquette. "Cela correspond à environ 10% de la production totale annuelle de poulets de chair en France", soulignent les associations.
Pour l'instant, seuls les poulets de chair sont concernés par l'étiquetage mais les associations travaillent déjà à un référentiel équivalent pour les autres viandes, les charcuteries mais aussi et les yaourts.
Le ralliement de ces trois nouveaux acteurs intervient alors que le gouvernement a, le 29 janvier dernier, annoncé son plan d'action pour le bien-être animal en demandant notamment l'interdiction du broyage des poussins et de la castration à vif des porcelets.



