Avec Bluemarket, l’économie circulaire dans l’industrie est en marche
À l’aide de sa plateforme de vente et de ses conseils, Bluemarket, facilite le réemploi des stocks morts qui handicapent les industriels. Un bon moyen de concilier l’intérêt économique et la réduction de l’empreinte carbone. Une démarche soutenue par la Communauté du Coq Vert de Bpifrance, qui accompagne l’entreprise. Explications.
300 millions d’euros. C’est la valeur estimée du gisement de réemploi industriel en France et cette valeur « serait largement sous-estimée » d’après Arnaud Moulin, cofondateur et CEO de Bluemarket. Pour aider les industriels français à bénéficier de ce gisement de valeur, l’entreprise a mis en place une marketplace facilitant la revente des stocks morts. Une alternative visant également à limiter l’empreinte carbone.
En effet, au gré de leurs activités, les industriels investissent dans des quantités d’équipements et de matériaux qui, du fait de stratégies d’anticipation ou des aléas de production, peuvent devenir excessives. On se retrouve alors avec un gisement de ressources non exploitées sous la forme de stocks morts. « Tout cela se fait à pure perte, tant du point de vue de financier que de l’impact carbone » souligne Arnaud Moulin. « Le problème pour ces industriels, c’est qu’il n’existait pas jusqu’ici de solution simple pour mettre en œuvre une stratégie de réemploi globale et à long terme. De fait, il était plus facile de stocker que de valoriser. »
Une solution sur-mesure pour faire du réemploi un levier de réduction des coûts et de croissance
Bluemarket propose une marketplace permettant à tous les inscrits d’écouler matières premières, pièces, matériels et équipements excédentaires. Cartes électroniques, machines de découpe et d’approvisionnement, transformateurs… autant de produits à retrouver par catégories sur le site. L’entreprise se rémunère par une commission à l’achat variable selon les typologies de produits, mais plafonnée à 15 %.
Reste toutefois à savoir ce qui peut être écoulé par ce canal de vente ainsi que la valeur des produits comme le souligne Arnaud Moulin. « Les prix sont inférieurs à ceux proposés par les fournisseurs, mais ils sont variables selon les objectifs des vendeurs : gain de place, réduction des déchets, trésorerie. Cela permet aux acheteurs de faire de bonnes affaires. À l’inverse lorsqu’une pièce est indispensable, ce n’est pas le prix le sujet, mais la disponibilité, or nos articles sont présents chez nos industriels généralement à proximité. » Outre sa plateforme, Bluemarket met en œuvre un accompagnement de toutes les entreprises utilisatrices, de l’évaluation de la valeur des stocks, l’organisation opérationnelle et logistique du circuit de réemploi, au bilan de performance économique et écologique. « Nous les aidons à déterminer une Politique de Réemploi, avec ce qui peut être écoulé par la plateforme, et les aidons à déterminer selon leurs processus internes quels collaborateurs sont les plus à même de piloter la commercialisation. »
Dans le cas des grandes entreprises, il est même possible de souscrire à Bluemarket Connect, une plateforme dédiée et personnalisée pour lier les différents sites et partenaires d’un groupe. « Ces plateformes dédiées sont connectées à Bluemarket mais s’inscrivent dans les démarches commerciales et marketing de nos clients en étant personnalisées et optimisées selon les catégories de produit spécifiques de leurs stocks », explique Arnaud Moulin. « Cela devient un service supplémentaire proposé par l’industriel et une composante de l’image de marque. » Si chaque projet de plateforme dédiée est réalisé et chiffré sur mesure, comptez un abonnement annuel global (comprenant l’accompagnement bout en bout et la plateforme) aux alentours de 10 000€.
Bpifrance reconnaît un bienfait économique en phase avec la politique RSE des entreprises
Créée il y a 3 ans à Rennes, Bluemarket a déjà fidélisé plusieurs centaines d’industriels « majoritairement dans le Grand Ouest » et a su attirer l’attention de Bpifrance par sa capacité à associer des retombées économiques et positives pour l’industrie française. « Notre activité n’en serait pas là aujourd’hui sans la subvention de la bourse French Tech que nous avons reçue » souligne Arnaud Moulin, cofondateur et CEO. « Sans oublier que l’accompagnement de Bpifrance c’est aussi quantité de conseils sur tous les aspects de l’activité, notamment la R&D ou le financement. »
La jeune entreprise française a aujourd’hui rejoint la Communauté du Coq Vert, composée d’entreprises innovantes en faveur de la transition écologique. Comme les autres entreprises membres du Coq Vert de Bpifrance, Bluemarket bénéficie d’une exposition supplémentaire en participant à des événements importants comme BIG. « Cela accélère notre développement par le partage entre paires, la rencontre de nouveaux prospects, ou bien de partenaires économiques potentiels » confirme.
En pleine croissance, la jeune entreprise rennaise ambitionne le palier des « 1000 clients nationaux » et continue sa R&D, notamment dans le domaine la performance écologique. « En évitant le gâchis de matériels, nous contribuons à la décarbonation de toute la chaîne de valeur industrielle. Nous travaillons à automatiser nos calculs de CO2e évités dans le cadre du réemploi industriel, au-delà des normes actuelles, pour mieux valoriser la démarche de réemploi dans la stratégie RSE des entreprises. Un vrai challenge sur lequel la région Bretagne nous accompagne », conclut le CEO de Bluemarket.
Découvrez la Communauté du Coq Vert?: https://www.bpifrance.fr/communaute-du-coq-vert
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