ArcelorMittal réclame de l’aide pour produire, d’ici à 2050, de l’acier zéro carbone.
Il représenterait un surcoût de 30 à 80 % et nécessiterait un investissement de 15 à 45 milliards d’euros. Ce surcoût, le groupe, qui veut réduire de 30 % ses émissions d’ici à 2030 et a déjà investi 300 millions d’euros dans des technologies propres, n’entend pas l’assumer seul. "Nous avons les technologies, nous avons conceptualisé la manière dont leur déploiement pourrait être financé, et pouvons participer largement à ce financement à condition d’avoir le cadre de marché adapté", a expliqué Aditya Mittal, son président. Il compte beaucoup sur l’ajustement carbone aux frontières évoqué par la Commission européenne. À défaut, sur un marché ouvert, "les coûts additionnels ajoutés au coût élevé de l’énergie rendront la production d’acier en Europe non-viable", a prévenu Geert Van Poelvoorde, le directeur général produits plats d’ArcelorMittal Europe.



