C'est l’épilogue d'un feuilleton à rebondissements. Le 16 mars 2024, le Syndicat des Eaux d’Île-de-France (Sedif) et Veolia ont signé le contrat de concession relatif à la gestion du réseau d'eau de la région pour une durée de 12 ans (du 1er janvier 2025 au 31 décembre 2036) et un montant de 4,3 milliards d’euros.
C’est le plus grand service public d’eau en Europe. Il regroupe 132 communes de la région parisienne et doit assurer l’alimentation de plus de quatre millions de personnes en eau potable. Dans un communiqué, le SEDIF estime que «l’offre de Veolia apporte la meilleure réponse aux enjeux économiques et environnementaux fixés par l’autorité organisatrice».
Le recours de la dernière chance de son concurrent Suez n’aura donc pas abouti. Le Tribunal administratif de Paris l'a débouté de sa demande le 14 mars 2024, dans le cadre d’un second référé précontractuel. Un nouvel échec, après celui d'un pourvoi en cassation précédent. Ce même Tribunal avait confirmé, le 29 novembre dernier, la validité du processus d’attribution.
Objectif : 93% de taux de rendement du réseau
«Dans les ambitions que le Sedif a définies, nous retrouvons pleinement notre raison d’être : contribuer au progrès humain, en s’inscrivant résolument dans les objectifs de développement durable définis par l’ONU, se félicite Estelle Brachlianoff, directrice générale de Veolia dans un communiqué. Nous avons proposé une offre de qualité exceptionnelle, au service des franciliens, qui présente de nombreuses innovations et des premières mondiales.»
Veolia s’est ainsi engagé sur «150 innovations majeures dont une dizaine de premières mondiales», comme les technologies digitales et d’intelligence artificielle. Et surtout sur «une qualité d’eau inégalée» en anticipant les normes de qualité pour les micropolluants – en utilisant l’osmose inverse à basse pression et la nanofiltration – et un objectif de rendement du réseau de 93% pour répondre aux besoins de préserver l’eau.
Depuis sa création en 1923, le Sedif a toujours confié la gestion de son réseau d’eau potable à Veolia (ex-Compagnie générale des eaux). Une fidélité qui laisse peu de chance à la concurrence et surtout conforte l’heureux élu alors que plusieurs métropoles ont décidé de rendre la gestion de l’eau aux municipalités.



