Un investissement pour répondre aux perspectives de développement du marché de l'hydrogène. Alfa Laval a inauguré ce 4 avril une nouvelle ligne de production dédiée aux échangeurs thermiques à circuit imprimé (ou PCHE pour Printed Circuit Heat Exchangers) sur son site du Fontanil-Cornillon, à proximité de Grenoble (Isère). Elle permettra de produire près de 1000 échangeurs par an, destinés à être utilisés comme pré-refroidisseurs dans les stations de ravitaillement en hydrogène.
Grâce à l’installation de deux fours spécifiques, le groupe suédois, expert mondial dans l'échange thermique, la séparation et le transfert des fluides, intègre pour la première fois sur un de ses sites français une technologie utilisée jusqu’alors uniquement dans son usine coréenne : le soudage par diffusion.
Cela permet de fabriquer des échangeurs thermiques plus petits et plus légers, donc plus faciles à intégrer dans le boîtier du distributeur d’hydrogène, tout en pouvant résister à des pressions allant jusqu'à 1250 bar, afin de garantir des temps de remplissage courts.
Un projet au coeur de la "vallée de l'hydrogène"
Montant de l’investissement total ? 10 millions d’euros, financés par Alfa Laval et grâce à une subvention de 200000 euros de la région Auvergne-Rhône-Alpes, dans le cadre de son projet ImaGHYne, pour développer localement une vallée de l’hydrogène.
Fondé en 1883 en Suède et coté aujourd’hui au Nasdaq Stockholm, Alfa Laval a réalisé 5,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2023. Le groupe de 21300 salariés compte 42 sites de production dans le monde, dont cinq en France. Rassemblant 230 collaborateurs, l’usine iséroise, issue du rachat de l’entreprise Vicarb en 1999, est son centre névralgique de production d’échangeurs de chaleur à plaques soudées. D’autant plus avec ces nouvelles capacités.



