Akena achève un investissement de 11 millions d’euros à Dompierre-sur-Yon (Vendée), siège de ce spécialiste de la véranda en aluminium, qui s'agrandit ainsi sur 7 800 m2, 18 mois après une précédente extension de 5 000 m2 et construit une nouvelle usine dans l'Oise pour 8 millions d'euros.
Largement automatisée et opérationnelle courant juillet, la nouvelle unité est dédiée aux pergolas, dont le nombre d'unités vendues devrait atteindre cette année 3000, un doublement sur un an. Elle porte la surface de production du site à 25 000 m2 sur les 50 000 m2 d'ateliers dont dispose aujourd'hui Akena, désormais doté de la capacité de produire des vérandas, pergolas et carports (abris pour voitures) pour près de 10 000 unités par an. Une trentaine d'emplois sont à pourvoir à Dompierre-sur-Yon, alors que 14 équipes supplémentaires de poseurs, travaillant en binôme, ont été créées au printemps dernier. Devant la difficulté de recruter, « nous privilégions le savoir-être plutôt que le savoir-faire », confie Christophe Chabot.
Une nouvelle usine à Beauvais
Le groupe vendéen s'apprête également à lancer la construction d'une usine de 8 000 m2 pour un coût de 8 millions d’euros près de Beauvais (Oise) où il est déjà présent : locataire d'un bâtiment de 5 000 m2, il s'y sent désormais à l'étroit.
Le PDG étudie aussi une nouvelle implantation industrielle hors de la Vendée, à la fois en raison d'un bassin d'emploi qui peine à trouver de la main d'œuvre et d'une stratégie consistant à se rapprocher de la clientèle. Son choix devrait se faire entre l'agglomération toulousaine et la région lyonnaise. Ces nouvelles capacités visent à répondre à un marché en forte croissance. « Nous vivons quelque chose d'invraisemblable, du jamais vu. Notre métier se portait déjà bien avant la pandémie, la crise a amplifié la demande. » Confinés, les propriétaires de maison ont souhaité améliorer leur habitat.
33% de croissance
Le même phénomène touche les abris de piscine, confortant Christophe Chabot dans sa décision d'avoir racheté en 2019 le spécialiste Azenco à Cazères (Haute-Garonne), puis en 2020 son grand concurrent voisin et leader européen Abrisud (50 millions d’euros de CA) à L'Isle-Jourdain (Gers). Le groupe s'est ainsi ouvert des portes à l'export. L'un des principaux facteurs limitant est la pénurie de matériaux et la flambée de leurs prix. Cela touche aussi bien l'aluminium que le verre et les éléments de motorisation des volets roulants et de piscine. Le groupe prévoit de clore l'exercice sur un chiffre d'affaires de 200 millions d’euros, contre 150 millions l'an passé, une croissance de 33 % hors effet inflationniste.



