Deux mois à peine après que Boeing a annoncé le déménagement de son siège nord-américain près de Washington afin de se rapprocher des décideurs dans la défense et le spatial, son rival européen Airbus lui fait déjà de l'ombre en décrochant un contrat majeur auprès du Pentagone. Estimé à plusieurs dizaines de millions de dollars, cette commande prévoit la fourniture de 42 satellites de type Arrow et s'intègre dans le cadre de la future constellation Transport Layer. Composée à terme de 126 satellites, celle-ci doit permettre à l'armée américaine de disposer de son propre réseau de communications ultrasécurisé et de s'affranchir ainsi des constellations commerciales telles que Starlink, l'infrastructure déployée par le milliardaire Elon Musk.
394 satellites OneWeb en orbite
Dans le détail, la filiale du fabricant européen fournira les plateformes satellitaires sur lesquelles le groupe américain Northrop Grumman ajoutera la charge utile (télécommunications, observation....), selon les dispositions prévues par l'Agence américaine de développement spatial (SDA). « Ce contrat met en lumière la vocation d’Airbus US à développer et à livrer, depuis les États-Unis, des technologies essentielles pour le combattant américain », s'est félicité Rob Geckle, PDG d'Airbus Defense and Space aux Etats-Unis, dans un communiqué.
Pour ce partenariat particulièrement stratégique, l'expérience d'Airbus a pesé dans la balance. Ses plateformes satellitaires Arrow, assemblées en Floride dans l'une de ses usines, sont en effet déjà utilisées par la constellation britannique OneWeb. Le groupe compte aujourd'hui 394 satellites en orbite et doit encore en livrer 254. Par ailleurs, il fournira aussi à son nouveau client les services d'assemblage, d'intégration et de test, de lancement et de soutien à la mise en service des satellites.



