Airbus installe à Toulouse sa nouvelle ligne d’assemblage final de l’A321neo

Pour augmenter les cadences de production de son monocouloir, Airbus ouvre une nouvelle ligne d’assemblage à Toulouse. Mise en service en 2022, elle emploiera à terme 500 personnes.

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Airbus A321neo
L'A321neo sera assemblé à Toulouse dès 2022.

Après plusieurs mois d’attente, la décision est tombée. C’est bien à Toulouse (Haute-Garonne) qu’Airbus va implanter une nouvelle ligne d’assemblage final dédiée à l’A321neo, comme l’a annoncé l’avionneur européen mardi 21 janvier. Elle sera opérationnelle d’ici mi-2022. Cet investissement, dont le montant n’a pas été communiqué, va permettre de désengorger le site de Hambourg (Allemagne), seul site européen du groupe où était jusque-là assemblé cet appareil et qui tenait également la corde dans le choix de cette nouvelle installation.

Cette nouvelle ligne, qui devrait employer environ 500 personnes selon une source interne, sera installée dans l’usine Jean-Luc Lagardère, à l’origine destinée à l’assemblage de l’A380 dont la production sera bientôt arrêtée. Elle sera en outre dotée de technologies numériques de pointe, sans doute issues des expérimentations menées sur le site de Hambourg.

Hangar A380 ToulouseAirbus - exm - H. Goussé
Hangar A380 Toulouse Hangar A380 Toulouse

Le hangar dédié à l'A380 va être affecté à l'assemblage de l'A321.

En plus de cette nouvelle ligne, les deux autres lignes d’assemblage final de l’A320 à Toulouse devraient bénéficier d’investissements pour assurer leur modernisation, d’après nos informations. Elles sont en effet moins modernes que celles présentes en Allemagne.

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Un calendrier ambitieux

Pour Airbus, cette nouvelle installation est stratégique. Alors que les trois différentes déclinaisons de l’A321neo – la version "normale", le LR et le XLR – représentent 40% de l’actuel carnet de commandes de l’avionneur, celui-ci peine à tenir le rythme en matière de livraisons, d'autant que les demandes de personnalisation de cabines se multiplient du côté des compagnies aériennes. Le site de Hambourg fait face à un goulet d'étranglement. La nouvelle ligne d’assemblage finale vise à offrir davantage de flexibilité industrielle pour ce programme qui constitue pour Airbus le plus gros potentiel de vente d’avions pour les prochaines années.

Pour le moment, le groupe n’évoque pas de créations nettes d’emplois. Transferts de personnes issues d’autres programmes, intérim, sous-traitants… Toutes les options sont ouvertes à ce stade, selon un porte-parole d’Airbus. "Le site de Toulouse a été sélectionné pour plusieurs raisons, évoque l’avionneur dans un communiqué. Compétitivité globale, délai de commercialisation, coût d'investissement, surface au sol et ressources disponibles. Cette décision a été communiquée aux partenaires sociaux d'Airbus".

Seule certitude : l’investissement contribuera à tenir un calendrier industriel ambitieux, confirmé aujourd'hui par le groupe : Airbus mise sur une cadence de production de 63 appareils de la famille A320 par mois en 2021, contre 60 en 2019. Cette annonce intervient alors qu’Airbus est en train d’augmenter le rythme de production sur tous ses sites : elles sont passées de 5 à 6 appareils par mois à Tianjin (Chine) et elles vont passer de 5 à 7 appareils par mis à Mobile (Etats-Unis) d’ici 2021.

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