Les 62 unités de production d'Agromousquetaires, le pôle industriel du groupement Intermarché, quatrième industriel français de l'agroalimentaire, sont d'ores et déjà dans les starting blocks pour préparer l'après-crise. Ancré sur le territoire français depuis 1969, l'industriel entend surfer sur la vague du "bien manger" et du "made in France".
Profiter de l'appétit pour le Made in France
Selon le sondage présenté le 30 avril par le bureau d'études Kantar, les consommateurs plébiscitent le Made in France : 42% d'entre eux estiment que les entreprises françaises doivent "ramener toute leur production et usines" dans l'hexagone. Un phénomène sur lequel Agroumousquetaires dont l'ensemble des usines est située sur le territoire national, compte bien surfer. "Nous sommes depuis longtemps précurseurs sur ce sujet. Il nous faut maintenant pouvoir valoriser cette différence", défend Jean Baptiste Saria, le président du groupement qui a réalisé 4,13 milliards de chiffre d'affaires en 2019.
Nutri-Score et Franco-score

- 1102.98+6.11
Mars 2026
Huile de palme - Malaisie$ USD/tonne
- 472.5+2.86
Mars 2026
Graines de soja - Etats-Unis$ USD/tonne
- 658.25+5.07
Mars 2026
Phosphate diammonique (DAP)$ USD/tonne
Pour mettre en avant ses produits, le groupe a décidé d'utiliser le Nutri-score sur l'ensemble de sa gamme mais également le "francoscore". Cet indicateur, créé par le groupement Intermarché, permet d’informer les consommateurs sur la teneur de matières premières françaises contenu dans les produits bruts et transformés. "Nous achetons chaque année plus d'un milliard d'euros de matières agricoles françaises", précise Jean Baptiste Saria.
La priorité au "made in France" ne s'arrête à l'alimentaire chez Agromousquetaires comme le prouve l'inauguration de nouvelles lignes de production dans l'usine des Celluloses de Brocéliandes pour y fabriquer des masques FFP2 et chirurgicaux français.
Cette stratégie s'appuie sur le plan d'investissement de trois ans prévu par le groupe. "Notre feuille de route n'a pas bougé. Nos investissements de 120 millions d'euros par an sur nos outils de production sont maintenus", souligne le dirigeant.
Augmenter la présence sur le marché des protéines vegetales
Des outils qui permettront également à Agromousquetaires de nouer de nouveaux partenariats industriels.
Jean Baptiste Saria confirme que le groupement est actuellement à l'écoute des acteurs du monde des protéines végétales. "Il s'agit pour nous d'accompagner ce qui nous parait être une tendance de fond du marché français", explique le responsable. Avis à bon entendeur.



