Ceva Santé Animale a inauguré, vendredi 4 juillet 2025, son nouveau siège, basé comme l’ancien à Libourne (Gironde). Le PDG Marc Prikazsky a présenté les quelque 11000m² d’espaces de travail, répartis sur quatre niveaux, et implantés sur 11 hectares.
Plus de 450 collaborateurs y officieront, sur les 7000 que compte le groupe au plan mondial, répartis notamment sur 32 sites de production, dont 7 en France. Ceva ne communique pas sur le montant des travaux qui ont été nécessaires pour édifier ce nouveau siège, mais assure l’avoir financé sur fonds propres exclusivement, employant uniquement des entreprises de la région.
Le bâtiment, dont la construction a été entamée en 2022, a été imaginé par le cabinet d’architectes bordelais BLP & Associés. Clair, lumineux, il fait la part belle au bois, aux baies vitrées, aux matières naturelles en général, comme en témoigne son toit-terrasse de 1300m2 . «La réflexion a démarré fin 2017. Nous menons régulièrement une enquête interne mondiale, WeShare, pour mesurer l’engagement et le bien-être de nos collaborateurs. Une chose sautait aux yeux : à Libourne, le niveau d’engagement était moyen. Et la raison principale était claire : les conditions de travail, notamment le manque de salles de réunion, dû à la dispersion sur trois sites pour la partie siège. Notre ancien siège ne correspondait plus aux standards actuels. Des couloirs, des bureaux, peu d’espaces collaboratifs…», explique Marc Prikazsky.
Ceva Implanté dans une réserve de biodiversité
Au regard de l’importance du groupe, cinquième acteur mondial de la santé animale, et premier français, le choix de rester à Libourne, ville moyenne de 30000 habitants, peut interroger. «Il y a trois raisons à cela», reprend Marc Prikazsky. «D’abord, l’ancrage territorial : nous sommes une entreprise libournaise, nous avons grandi ici. Ensuite, le bon sens. La majorité des cadres dirigeants sont à Bordeaux, certes, mais les collaborateurs non-cadres, les techniciens, les ouvriers, vivent dans les environs. On voulait un siège accessible à tous, pas seulement aux décideurs. Enfin, l’environnement : ici, on est proche de la nature, et c’est fondamental pour nous. Ceva, c’est la santé animale, la biodiversité, la protection des espèces. Autour de notre siège, les 10 hectares sont ainsi dédiés à une réserve de biodiversité, en lien avec la Ligue de protection des oiseaux, et on aménage même un parcours jusqu’au lac voisin pour sensibiliser à la richesse naturelle du site. C’est un symbole fort : transformer une ancienne gravière en espace protégé», qui accueille plus de 100 espèces sauvages.
Ceva assure aussi l’intégralité du besoin en énergie, grâce à la géothermie et à l’installation de 4500m2 de panneaux photovoltaïques sur le parking pour l’électricité.
Depuis son siège, l’entreprise entend poursuivre sa politique industrielle de développement de vaccins innovants, y compris à ARN messager. «Ceva est très forte là-dessus, et nous devons l’être encore plus, car les maladies émergent plus vite, les vecteurs se déplacent, notamment avec le réchauffement climatique. Nous devons aussi continuer à renforcer notre activité sur les animaux de compagnie, et investir dans les biotechnologies, dans la biopharmacie. La moitié de nos produits sont aujourd’hui issus des biotechnologies», explique Marc Prikazsky. Le groupe a réalisé 1,77 milliard d'euros de chiffre d’affaires en 2024, dont 10% ont été réinvestis, comme chaque année, dans la R&D.



