Accusant un retard d’un mois dans sa production en raison de la pandémie de Covid-19, l'usine de GE Gas Power Belfort (Territoire-de-Belfort) devait voir une partie de ses charges transférées vers les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite. Ces mesures temporaires auraient fait perdre 40 000 heures de production au site. De quoi dégrader sa compétitivité et menacer sa pérennité.
Finalement, ce scénario est écarté. L'intersyndicale CFE-CGC / Sud a trouvé un accord avec la direction le 12 juin.
Il prévoit des mesures d’augmentation temporaire de capacité – l’équivalent de 33 000 heures de travail, soit 80% de ce qui devait être transféré - pour rattraper le retard pris à Belfort.
Report de RTT et samedis travaillés
L’accord prévoit "que 20 samedis consécutifs soient travaillés en moyenne par une vingtaine de salariés volontaires, que 8 jours de RTT soient reportés en 2021 (dont la moitié peut être monétisés au choix des salariés) et qu’un volant d’intérimaires vienne renforcer les équipes jusqu’à la fin de l’année", indiquent les syndicats. Ceux-ci attendent du groupe américain de nouveaux engagements "en termes d’emplois, d’investissement et de budget de développement en contrepartie des efforts des salariés".
La direction "salue les discussions constructives avec les organisations syndicales. Celles-ci ont pris des engagements nécessaires au maintien de la production, qui devront être mis en œuvre", indique-t-elle.



