Plusieurs plans sociaux rythment la vie de General Electric. Environ 70 des 200 salariés du service partagé finance, comptabilité, ressources humaines, réuni sous le nom d’Alstom Management et répartis entre Belfort et Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) vont recevoir leur lettre de licenciement à partir du 4 mai prochain.
"Nous avons demandé le décalage de la procédure à cause du confinement mais la direction a refusé", explique un délégué syndical CFE-CGC d’Alstom Management. "L’entreprise met en avant l’impact du Covid-19 sur son activité, exprimant son obligation de limiter les coûts. General Electric a d’ailleurs procédé à des restructurations et des licenciements aux Etats-Unis."
Le responsable CFE-CGC précise que le groupe craint également un dysfonctionnement de la Poste engendrant des délais rallongés. "Je ne suis pas convaincu par cet argument de la direction qui suggère que les recommandés de la Poste arriveront en retard".
Des inquiétudes pour tous
Une vingtaine de salariés également concernés par la démarche bénéficieront d’un répit du fait de leur statut particulier, femmes enceintes ou délégués syndicaux. Par ailleurs, 112 autres salariés des deux sites avaient déjà profité des phases de départ volontaire et de reclassement interne. Occupant principalement des fonctions de comptable, contrôleur de gestion et autres fonctions support, certains ont opté pour la création d’entreprise tandis que d’autres ont trouvé de nouveaux postes. "Nous suivons le parcours de ceux qui sont en période d’essai et nous sommes inquiets pour la vingtaine de créateurs d’entreprise qui se sont lancés juste avant le confinement. Par ailleurs, on constate de moins en moins de postes en interne, gelés à cause du Covid-19", indique le syndicaliste.
Après le rachat de la branche énergie d’Alstom en 2005, General Electrics s’était engagé à créer 1000 emplois. Les 200 salariés du service financier, majoritairement embauchés en 2017, s’inscrivaient dans ce processus. "Dans le cadre du plan social, nous n’avons pas contesté son périmètre. Nous avons préféré négocier pour obtenir les meilleures conditions de départ", rappelle le délégué syndical.



