Six morts, près de 300 malades... Le virus nCov se répand en Asie, la crainte d'une propagation grandit

Le nouveau coronavirus détecté en Chine continue de se répandre. Le bilan officiel évoque six décès et près de 300 cas en Chine. Mais les annonces de cas se multiplient en Asie.

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Chine
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Un comité d’urgence de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) se tiendra ce mercredi 22 janvier. Avec au programme le 2019-nCov. L’Inquiétude liée au nouveau coronavirus détecté en Chine ne cesse de croître. Et le bilan ne cesse de s’alourdir. Six patients ont déjà succombé depuis le début d’épidémie et près de 300 cas en Chine ont été recensés. Mais une certaine propagation a commencé en Asie, avec des cas signalés en Corée du Sud, à Taiwan, au Japon ou encore en Thaïlande. A la veille des célébrations du nouvel an lunaire, qui engendre le déplacement de dizaines de millions de voyageurs, le risque de propagation semble d’autant plus important.

Pas de sonnette d'alarme en France

Plusieurs pays d’Asie ont déjà mis en place des mesures de prévention renforcée et de détections dans les aéroports. En dehors de l’Asie, seuls les aéroports américains de San Francisco, de New York (JFK) et de Los Angeles ont mis en place des procédures spécifiques. Pour le moment, en France, les aéroports de Paris ont limité les mesures à des panneaux affichant les mesures de précaution d’usage. Les autorités françaises n’ont pas (encore ?) tiré de sonnette d’alarme. Et l’OMS n’a pas non plus émis de restriction de déplacement.

Mystères

Pour l’heure, le 2019-nCov conserve de nombreux mystères. Son origine a été localisée dans un marché de fruits de mer et de poissons à Wuhan, en Chine continentale, mais sans plus de précision. Le réservoir du virus serait très probablement un animal, selon l’Institut Pasteur qui travaille déjà sur ce nouveau virus à travers le Centre national de référence Virus des infections respiratoires et sa Cellule d’intervention biologique d’urgence. Deux autres questions majeures demeurent en suspens : comment la transmission à l’homme a pu-t-elle s’effectuer, et est-ce que le 2019-nCov peut persister dans l’environnement ?

Transmission interhumaine

Pour la transmission d'homme à homme, c’est en tout cas confirmé. La grande majorité des malades viennent ou ont séjourné à Wuhan. Mais tous ne sont pas allés à ce marché. Certains patients ont été contaminés par des proches, tout comme des personnels soignants par des patients en Chine. La durée d’incubation n’est pas encore déterminée, estimée entre 7 et 14 jours. Les symptômes principaux sont la fièvre, la toux et également des gènes respiratoires, comme une sensation d’oppression et/ou des douleurs thoraciques, voire même un essoufflement, selon l’Institut Pasteur. Dans les cas les plus graves, observés pour le moment sur les patients les plus vulnérables, cela peut conduire à un syndrome de détresse respiratoire aigüe, une insuffisance rénale aigüe, et, pour le moment pour 6 patients, au décès. Aucun médicament n’est disponible à ce jour contre le 2019-nCov.

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